A l'extérieur du temple, les fidèles brûlent des bâtons d'encens et font des prières

porte d'entrée du temple du grand bouddha

la bouddha endormi, 35 m de long, le plus grand de Chine

la porte du tambour de zhangyé, véritable centre de la ville d'où partent les avenues nord-sud et est-ouest

le stupa en terre, datant de l'époque Ming

du côté des huis musulmans, pas loin de la mosquée, la vente du mouton est le commerce le plus apprécié.

Avant de prendre le bus, pour éviter cette longue étape dans le désert,j'ai pris la précaution de garder avec moi, mon ordinateur, la mésaventure de l’Iran m'ayant servi de leçon.Ayant pris mon billet au guichet,après avoir passé les contrôles divers, le chauffeur du bus me demande de mettre mon sac à dos dans la soute du car, puis me fait signe de rejoindre la salle d'attente.Le bus doit partir à 8h ..j'ai le temps, il est 7h30...je lis mon guide pour préparer la prochaine marche. 7H 45, je vois le bus qui part !!je me précipite sur le parking et lui cours derrière ..rien n'y fait, je sors dans l'avenue, courant après le bus; un automobiliste a compris et me fait monter dans sa voiture..nous rattrapons le bus, queue de poisson..le chauffeur étonné me reconnaît.Je monte dans le bus et montre mon billet : il est inscrit l'heure de départ 8h et mon numéro de place .Explication:un homme (sans billet) s 'est assis sur mon siège et à 7h45 le bus était plein, donc il est parti !!le chauffeur sort l'individu avec fracas et enfin je peux me remettre de cette émotion...prendre le bus n'est décidément pas dans mes attributions. En Chine l'heure de départ d'un bus indiqué sur un billet est indicatif, mais si le bus est plein (toutes les places sont assises,avec ceintures de sécurité) il part...bon à savoir. !!

Ceci dit je ne regrette pas mon choix, car c'est vraiment le désert..rien.Ce ne sont que de petites roches mélangées au sable, avec quelques fois un arbrisseau, un épineux ou une broussaille venus se perdre dans cette immensité.J'imagine les caravanes parcourant ces sites inhospitaliers, longeant les montagnes à la recherche d'oasis pour se ravitailler.Je suis arrivé à la ville de Linze..c'est un oasis de verdure, c'est la culture maraîchère,ce n'est peut-être pas le paradis , mais c'est la vie !! je retrouve les rues avec les maisons traditionnelles, des portails qui cachent les habitants, des canaux qui vont irriguer les champs,et surtout l'impression de pouvoir respirer un air plus pur.La route est large avec des bordures servant surtout aux scooters et aux triporteurs, le moyen de transport favori des agriculteurs.Trois jours de marche ,presque toujours à l'ombre des peupliers me seront nécessaires pour rallier la prochaine ville. A chaque fois j'ai trouvé un endroit (presqu') idéal pour mettre ma tente et dans tous les cas dans la verdure, sous des arbres et caché des éventuels passants.Les villages ou hameaux ont été les bienvenus pour le ravitaillement, et l’accueil toujours souriant avec des commentaires entre voisins après mon passage...plus rien à voir avec les derniers parcours !!

Zhangyé m'accueille, comme certaines villes de la route de la soie , par une caravane en pierre avec ses chameaux et un guide enturbanné. Une grande ville de 250.000 habitants et où il est facile de se repérer.La porte du tambour est le centre et de là partent les avenues principales.J'ai compris que le nom de la rue est précédé par les termes « Dong » ou « xi »et que cela indique l'est ou l'ouest.Il en est de même pour le nord (bei)et le sud (nan);j'avais hésité lors de mon départ à emporter une boussole, aujourd'hui elle ne me quitte pas.Le logement est imposé puisqu'un seul hôtel correspond au budget et est référencé pour les étrangers.La réception est cordiale et la risette commerciale de rigueur..et je ne peux m'empêcher de sourire lorsqu'on me rend le passeport ,avec les deux mains, comme si c'était un cadeau!!L'avantage des hôtels référencés est qu'ils se situent toujours dans le centre-ville, là où la rénovation est parfaite, là où les immeubles sont imposants,là où le commerce est florissant et pas très loin des sites touristiques. Zhangyé possède un temple bouddhique avec un stupéfiant bouddha endormi de 35m de long, entouré d'arhats (bouddhistes ayant atteint l'illumination);Le temple situé au milieu d'un superbe jardin fleuri et arboré reçoit les fidèles qui viennent déposer des offrandes -soit des fruits, des pains, ou des œufs- sur un autel. A l'extérieur devant le temple, les pèlerins se prosternent en joignant les mains au dessus de la tête ,puis se mettent à genoux sur un grand coussin,et répètent plusieurs fois ce rituel. Un grand bac reçoit les bâtons d'encens et sortes de gros cierges qui se consument au gré du vent. Derrière ce bâtiment religieux, un stupa de briques et de terre ,datant de l’époque Ming,est visible de l' avenue principale; A l'intérieur ,autour de la représentation de Bouddha , plus de mille statues dorées sont dans des niches et les pèlerins font le tour du circuit en déposant des billets de banque.Pas très loin du temple, sur la grande place se dresse une pagode en bois et en briques;On accède au dernier étage, par un escalier raide en colimaçon pour avoir une vue sur la ville.Le bazar est un peu à l'extérieur de la ville, là où se trouve la mosquée;Vendu en plein air, le mouton, remporte toujours du succès . Les paysans poussant leur chariots, sont accompagnés de mégaphones, répétant sans cesse le même texte.L'accueil est agréable, et les prix des pains briochés que je mange au petit déjeuner, sont les meilleurs et au prix le plus bas de toute la route.Je souhaite que ce bazar, encore dans la tradition ne connaisse pas le même sort que les autres et qu'il ne soit pas victime de la rénovation.

L'intérêt de loger ici,est de se trouver à côté de Mati-Siun village à deux jours de marche. C'est un site de grottes bouddhiques,taillées à flan de falaise,sur les contreforts de la chaîne du Qilian-Shan. Mati-si peut se traduire par : monastère du Sabot de cheval ,allusion à la légendaire empreinte de sabot laissée par un cheval céleste;(ce n'est pas sans rappeler l'empreinte du coursier Bouraq à Jérusalem, venu du paradis pour transporter  Mahomet vers les cieux).Une série de grottes  dans les falaises de grès  sont remplies de sculptures, de temples et de salles de méditation On accède par un escalier extérieur puis par un  escalier très raide  sur les hauteurs.Des personnes sont là pour gérer la montée et la descente, car le passage est très étroit et parfois la hauteur des escaliers demande un effort et surtout beaucoup d'adresse .Il faut imaginer les travailleurs suspendus à des cordes, fixées en haut de la falaise,creusant dans cette pierre dure des niches pour incruster les statues de Bouddha.Dans l'un des monastères ,celui où le cheval a laissé le signe de son passage,des moines psalmodient des chants sur un ton répétitif.Ils ne sont que cinq et le bruit des moulins à prière ne semble pas les troubler.Je pensais que ces moines habitaient les cellules dans la cour du monastère,mais à une cinquantaine de mètres des petites maisons sont à leur disposition..je n'ose penser que les nombreuses bouteilles de bière vides, à l'angle d'une bâtisse sont les résidus d'agapes de ces religieux !! Le site est très touristique et les tibétaines en costume traditionnel ,déambulent dans la rue du village, proposant divers services, comme par exemple des promenades à cheval ou des dégustations de plats tibétains et de thé au beurre de yack. Abordé par le mari d'une dame tenant boutique de souvenirs,je trouve un logement chez l'habitant, un logement..très rustique.. dans une pièce débarras mais qui a un lit !!Mon duvet sert bien, car nous sommes à 1850m d'altitude.Le lendemain je vais voir une cascade à travers les forêts de sapins (on se croirait dans les Alpes) et redescends vers Zhangyé; La pluie est au rendez-vous et je ne peux pas voir le paysage qui s' offre sur la vallée ; Je retrouve les champs de maïs, de blé ,de colza...puis en fin de journée le soleil.Je suis attentif aux voitures car la route n'a pas de bas-côtés..c'est l'inconvénient des petites routes secondaires.Mais l'avantage est que dans les hameaux, les personnes âgées, qui gardent bien souvent les petits enfants ont du temps, se laissent prendre en photo et font visiter la cour de leur maison avec fierté...mais ici on n' offre pas le thé!!Rien ne se donne..tout s'achète.Dans les champs on s'active : Les femmes sortent les plants qui sont sous les plastiques, je pense qu'il s'agit des melons ; un couple désherbe dans un champ de maïs, non ils ne désherbe pas puisqu'il récupère les plantes. Seraient-ce ces plantes que l'on trouve comme accompagnement dans les plats de pâtes ? C'est la période du chou-vert. Les récoltants avec les triporteurs amènent ces légumes vers de gros camions à ridelles, au bord de la route et manuellement on empile un à un ces choux destinés à la vente en ville.Dans le village, des femmes sont occupées à mettre un filet en plastique autour des choux-fleurs...les mêmes modèles de filets qui enveloppent aussi les poires ou les pommes.Cette région agricole bouge énormément...et les curieuses serres, avec un mur en  terre et un arc d'un quart de cercle ( une moitié de nos serres européennes) sont accolées les unes aux autres.Dans ce milieu , après Mati-Si, il est bien plus facile de mettre ma tente au bout d'un chemin, derrière le mur d'une serre..et pour me sustenter rien ne vaut ces « restaurants » de village qui vous servent des nouilles,avec des morceaux de bœuf et des herbes ou des soupes épaisses de pâtes et pommes de terre légèrement épicées..pour moins de deux euros !!

J'ai beaucoup aimé cette partie du Gansù, à la fois traditionnelle,où se mélange l'islam et le bouddhisme,et pourtant aussi moderne avec une ville comme Zhangyé en plein développement. Je pense en avoir fini avec le désert, puisque la route conduit vers les contreforts tibétains et Xinnit pour atteindre la région du Qinghài . là je visiterai les monastères bouddhiques tibétains de la secte des bonnets jaunes 'puis plus tardivement je suivrai la vallée du fleuve jaune, Jaune...cela va de soi(e) !

 

 

moine du monastère" du sabot de cheval" psalmodiant

les grottes avec des fresques et les statues de Bouddha

grotte du bouddha doré, l'une des plus grandes grottes

pour parcourir le site de Mati-Si il faut montrer "pattes blanches" en passant par cette grande porte

village en redescendant de Mati-si, période du ramassage des choux verts

des filets de protection pour envelopper les choux fleurs, les pommes ou les poires...comme chez nous!!

je ne voulais surtout pas la manquer...avec une tibétaine