...., un sage ouzbek

dans la bazar, la couverture moderne n'a pas attiré les commerces sous sa coupole

de l'angle de la madrassa Jumi, on aperçoit le mirador construit après 2001

la madrassa Jumi..Un mur intérieur a été construit pour empêcher l'accès à la mosquée

des femmes habillées de blanc. Elles reviennent du pèlerinage de la Mecque

théâtre d'andijan

période des fraises sur le marché

Le jour de mon départ de chez Valentina, elle avait préparé un petit-déjeuner gastronomique et plus que copieux : jus de fruits, café, œuf au plat accompagné de concombres et de tomates,beurre et fromages, blinis , Yaourt et compote de fraises,et un mystérieux fromage frais écrasé avec un mélange d'aromates et sur la table toujours le nan, ce pain si particulier que l'on ne coupe pas, mais que l'on rompt et partage. La photo du départ est prise dans le couloir de l'appartement.

Me voici donc sur la route qui va me mener à Andijan. Les paysages de la vallée n'ont pas changé..des champs cultivés, des femmes qui préparent le terrain pour les nouvelles semences ou les repiquages,des vergers avec de plus en plus de pêchers ..et une route laissant un large bas-côté pour le marcheur que je suis.Le temps est beau, avec un léger vent.Aux carrefours les séances de photos se suivent et se ressemblent, mais bien souvent le thé a été remplacé par le nescafé trois en un (lait , sucre, nescafé ).La circulation est très importante, nous ne sommes pas très loin des usines Chevrolet. Douze mille ouvriers fréquentent cette fabrique; Chevrolet est à peu près la seule marque de voitures utilisées en Ouzbékistan. Les modèles sont à la mode et les taxis de couleur jaune sont des Matiz;La plupart des voitures sont blanches et toujours propres !! je ne sais si la police veille comme au Turkménistan,où une forte amende est demandé pour toute voiture sale.De l''usine sortent les Damas, petit van, pouvant contenir huit personnes et servant de marchroutka pour les déplacements inter-urbains .Dans la cour d'une école des écoliers,avec les pantalons noirs , les chemises blanches et cravates balaient , ramassent les papiers et les feuilles que le vent a fait tomber ; à mon passage, distraction mais un salam toujours très respectueux.Avant le village de Kuva, un contrôle policier permanent fait barrage.Un stop, bien marqué par les automobilistes,permet aux militaires de jeter un œil observateur sur les passagers du véhicule .Et, si un doute est permis, le contrôle devient plus sérieux et le véhicule immobilisé .Pour moi, voyageur à pied, c'est dans la guérite que je suis emmené; passeport à la main , le policier note sur un cahier les mêmes renseignements pris avant l'entrée dans la vallée de Ferghana, au col de Kamchik. Un thé m'est offert..le passeport étudié suscite des demandes : Visa iranien, turkmène..je sors alors la carte du sac..tous les policiers sont autour de moi et commentent...au diable les contrôles !!!mon arrivée dans le village ne passe pas inaperçue..c'est jour de grand marché.La saison des plantations devant commencé, sont placés à l'entrée tous les vendeurs de pieds de tomates, de poivrons,de plants d'oignons et de salades..c'est leur foire aux plants!! le marché est toujours aussi pittoresque, avec les marchands de fruits et légumes et comme toujours en dernière position les vendeurs de pains.C'est la première fois que je vois sur un marché ,un groupe de femmes habillées de blanc,même les chaussures sont blanches ..un ouzbek me fait signe en tendant les mains et se les passent sur le visage( car je prends la photo) elles reviennent de la Mecque où elles ont effectué le pèlerinage.Du village de Kuva au village d'Asaka c'est une succession de maison avec de grand portail qui donne une impression de village-rue sans fin. Difficile de trouver de quoi camper dans ce contexte...aussi je profite d'un portail ouvert me montrant une cour spacieuse et un terrain verdoyant,avec des plantations de tomates pour demander au propriétaire si je peux mettre ma tente chez lui...Il ne comprend pas... je sors mon petit livre »Gpaslesmots » pour lui montrer le dessin de la tente..hésitation puis acceptation. Mieux, vers huit heures nous prenons une soupe (épaisse composée de légumes,de morceaux de viande,et épicée) sous sa véranda et puis son garçon porte un plat de fraises...Je vais dormir sur le takhtan, ce grand lit en bois( mais là il est en fer) qui sert à se reposer au frais dans la journée .Au départ , dès six heures, mon hôte, au prénom évocateur en ouzbékistan de Babur,est déjà debout et je lui remet les petits cadeaux habituels..il apprécie.C 'est accompagné par la pluie et trois garçons ,écoliers qui se rendent à pied au collège en effectuant tous les jours quatre kilomètres, que j'entre dans la ville d'Asaka;pour cette petite ville les avenues sont démesurées, et le sceau soviétique est à jamais scellé..en sortie de ville, des constructions neuves reprennent exactement le même schéma que les maisons ouzbeks;les façades collées les unes aux autres , avec un grand portail et un grand terrain à l'arrière..Je ne suis plus très loin d'Andijan et passe devant l 'aéroport..trouver un hôtel dans une grande ville n'est jamais chose facile, mais je peux compter sur l'aide des ouzbeks pour me trouver l'hôtel agrée pour les touristes ; Il s'agit d'un ancien établissement construit sous le régime soviétique:une immense entrée, avec un lustre occupant tout le plafond, du marbre, des escaliers avec tapis;mais l'entretien, depuis l'indépendance a du subir les affres de la négligence .Un filet d'eau coule dans la salle de bain et la forte odeur d'égout domine!!Dommage il en faudrait si peu..

visite d'Andijan:ce qui est pratique dans les grandes villes, c'est que le cœur rassemble tous les monuments importants et bien sûr l'inévitable bazar .Selon la tendance actuelle,une structure métallique moderne a été construite,et des stands numérotés sont distribués, donnant un air « européen » à un marché qui se voulait extraordinaire..Le plus pittoresque se trouve autour du bazar où les paysannes, assises par terre,proposent les produits ; c'est la période des fraises.Certaines possèdent des petites charrettes à quatre roues ..plus facile pour l’étalage;Les prix laissent rêveur mais sont certainement en accord avec les salaires:les pommes de terre et les oignons s'achètent à vingt centimes d'euros le kilo. Les légumes proposés sont : les choux verts( vendus à la pièce), les tomates ( certainement récoltées sous serres) les concombres, l'ail frais en botte, les carottes jaunes et des herbes que les ouzbeks utilisent dans la préparation des soupes ;les vendeurs de pains sont tous groupés à la sortie du bazar..je n 'ai jamais compris pourquoi ce regroupement, alors que la facilité.. aurait été de se placer en divers points dans le bazar ,donnant au consommateur la possibilité d'être servi là ou il le désire!!

Superbe bâtiment en face de ce marché : La madrassa Jumi avec ses deux coupoles et sa longue façade de plus de cent mètres, est transformé en musée; en entrant à l'intérieur on voit les cellules occupées à l'origine par les étudiants.Un mur de séparation a été construit pour interdire l'accès à la mosquée, ce qui donne une cour séparée et ridicule par rapport à l'ensemble monumental.C'est suite aux attentats du 11 septembre que la décision de fermer les mosquées au culte avait été prise..et tient encore à ce jour !! Un haut mirador est construit et surplombe l'ensemble du site.Deux cent mètres plus loin , les fidèles peuvent prier dans la mosquée Devonaboy, une très belle façade avec deux minarets, façade de briques vernissées ou le bleu domine; L'accueil par le gardien est sympathique et je signe le livre d'or. Le terrain en face de cette belle mosquée est en abandon et mériterait un bel agencement pour profiter de la vue sur ce lieu de prières.Devant le superbe théâtre,au milieu d'un parc aux massifs colorés, je suis contrôlé par des policiers...c'est la première fois qu'un contrôle survient hors des postes officiels !Mais cette semaine est particulière, on se souvient discrètement des tensions interethniques et la surveillance doit être sérieuse . Par de grandes avenues je passe devant le monument aux morts où la statue de la mère éplorée de Tachkent a été reproduite. Le parc NavoÏ est un lieu de réjouissance pour les enfants : une ribambelle de manèges sont à leur disposition ; Au bout de ce parc, un gigantesque amphithéâtre sert pour les représentations officielles

Andijon avait été détruite par un tremblement de terre et reconstruite à la méthode soviétique..et cela se voit !! Cette ville n'est qu'à quarante kilomètres de la frontière avec le Kirghizistan, et Osh à quelques kilomètres seulement.Compte tenu de la médiocrité des moyens informatiques au Kirghizistan, le blog va connaître une disette forcée...A moins qu'une évolution plus que rapide se soit passée depuis mon dernier séjour en octobre de l'an dernier..mais dans ces pays on ne peut jurer de rien !!

mosquée Devanaboy, autorisée à recevoir les fidèles...devant un terrain vague!

les vendeurs de pains , tous regroupés à la sortie du bazar

le Damas, véhicule servant de marchroutka, transport collectif de huit personnes

mosquée Devanaboy, sa façade ou l'on voit l'un des deux minarets

héros national, écrivain, poète...Babur, qui quitta Andijan, contraint et forcé..il le regretta jusqu'à la fin de ses jours;;