le compositeur et ami de Bernard Ollivier

avec Azizbek à Boukhara

avec Saodat ,professeur de français à Samarkand

24 avril : retour sur la terre d'Ouzbékistan et en sa capitale Tachkent .Un soleil pour accueillir les passagers du vol turkich air lines, une simple formalité pour l'entrée douanière ,des ingrédients favorables pour retrouver un pays laissé en novembre..Le retour à l’hôtel Gunur est des plus chaleureux: le propriétaire me reconnaissant ,me prend dans ses bras et, à la manière ouzbek vient me donner de petites claques dans le dos. Je découvre en profondeur, comme un touriste les sites que j'avais parcourus à la hâte : le marché Chorsu a une activité toujours aussi débordante..mais les têtes de mouton qui étaient exposées fin octobre le long des allées sont désormais posées sur des étals abrités par des bâches...avec la chaleur je ne ferai aucun commentaire sur les odeurs!!ce marché , plein de couleur ,plein de mouvement , plein de personnes s'interpellant, est certainement l'un des plus beaux du pays. Dans la vieille ville, ayant échappé au terrible tremblement de terre je revisite l'ensemble Hast Imam avec sa madrassa Barak Khan ,sa mosquée et ses mausolées.De la ville nouvelle, tellement étendue, c'est vers les parcs et autour de la place Mustakillik ,avec le monument au morts que la fraîcheur peut se ressentir : Il fait plus de trente degrés ; La ville est encore remplie de travaux urbains et il semblerait que le repos dominical soit ici un inconnu !! Dans l'ancienne capitale de Tamerlan, Samarkand, après la visite à la nécropole, à la mosquée Bibi Khanum j'ai rendez-vous avec Saodat, la professeur de français en retraite ; Je lui remets le livre tant attendu : « le bucheron et le lion » C'est son fils qui en a fait la traduction en français ; De jeunes étudiantes viennent à la rencontre des touristes français pour améliorer leur diction et leur vocabulaire.Ainsi j'apprends qu'une bonne élève ne paye pas ses études, par contre les élèves moins performant donnent un contribution à l’Etat. Lorsque nous rencontrons des anciens étudiants de Saodat, les garçons viennent à elle, et en s'inclinant portent la main droite sur le cœur, et prononce un Salam..les filles viennent au devant de l'ancien professeur en s'inclinant et attendent que Saodat présente sa main...Je suis toujours aussi agréablement surpris par ce pays ou la politesse est encore de rigueur et vient naturellement. Au revoir à Saodat qui a le désir de revenir en France. tout comme les étudiantes (sabina et les autres).Elles ont un amour pour la langue de Molière et voient dans notre pays l'Eldorado de demain (A chacun ses illusions!!) Pour finir cette boucle touristique j'entame une visite de Boukhara et à la rencontre des amis qui m'avaient vu ou reçu. D 'abord l'hôtelier de Ark Hotel, Azizbek : malheureusement il part pour Samarkand

ou il suit des cours d'architecture.J'ai beaucoup aimé cette ville, inondée de soleil aujourd'hui, en particulier Tchor Minor ,le monument aux quatre minarets. Je dois dire que cette cité est marquée par l'empreinte de Bernard Ollivier. Je rencontre à nouveau le musicien ouzbek : Oulough Begh, c'est lui qui m'avait parlé en premier de Bernard (nous saluons les retrouvailles avec des verres de Vodka !!) puis rencontre avec Fazli Tchoukourov ; Il est le propriétaire d'un merveilleux livre de Bernard «  carnets d'une longue marche » . le Grand Voyageur était accompagné d'un talentueux aquarelliste (françois Dermaut)et a donc refait le chemin -plus rapidement que la première fois-..pour les amateurs :Edition Phebus ;

j'ai pris le train de nuit et me voici de retour à mon point de départ , enrichis de nouvelles découvertes ,ayant visité des sites admirables mais avec une seule hâte : reprendre la route et vivre des rencontres humaines ,des contacts nouveaux avec les locaux...reprendre la route de la soie