exposition de yourte

l'opéra de bichkek...

concert devant le batiment philarmornique pour un public privilégié...

la neige...déja noël avant l'heure

j'ai eu froid la nuit, et les stalacmites de glace sont venues orner les bords du toit voisin

Kirghizistan

A Tachkent j’ai rencontré Ruston, un guide connaissant bien les routes de la soie. Notre discussion s’est basée sur le Kirghizistan, le prochain pays, au contact de cultures et traditions vivaces. Selon ce fin technicien des randonnées la saison n’est pas appropriée pour poursuivre ce chemin. Les nomades et les populations montagnardes ont rejoint les villes lorsque les premières neiges sont tombées. La saison pour parcourir ce pays plein de richesses ethniques, se situe entre la mi-mai et début octobre ;Partir maintenant, c’est s’abstenir de rencontres avec les autochtones, c’est prendre des risques inutiles, des risques liés au climat, c’est se priver au cours des mois de juin et juillet des oulak-tartych ces fameux tournois entre cavaliers qui consiste à se disputer une carcasse de chèvre et à la ramener dans le « cercle de justice ».J’ai aimé la philosophie de Rustan : Le livre est un grand voyage, le voyage est un grand livre; le livre a ses pages, le voyage ses pays ; savoir poser son livre pour analyser la substance, savoir poser le voyage pour analyser ses sensations. On reprend livre comme reprend le voyage pour continuer un rêve de découvertes et d’aventures;
Le 29 octobre il me fallait quitter l’Ouzbékistan, mon visa expire le lendemain Je n’avais pas le temps matériel de rejoindre le Kirghizistan, je choisis donc de partir vers la frontière pour rejoindre la ville de Derbiek qui se trouve a dix kilomètres de Taskhent mais en territoire du Kazakhstan .La route me fait passer devant le marché aux puces de la capitale..on y vend de tout : des boites de clous rouilles, des casquettes de militaires russes, des médailles militaires, des statues de Lénine ou Staline, des morceaux de fils électrique, des planches déjà utilisées, des chaises à rempailler, des barres de fer rouillées vendues au mètre..;Tout se vend, tout s‘achète!!, Les passages frontaliers se sont passés’’ comme une lettre à la poste’’. Dix minutes ont suffi (j’avais pris la précaution de remplir les feuilles administratives avant!) pour le poste ouszbek et cinq minutes (n’ayant pas besoin de visa ) pour le poste kazakhe .Je reprends cette route ‘’soviétique’’ si large et toujours bordée d’arbres…j’ai quitte un pays pour trouver son frère jumeau; même conception, même style …l’approche avec la population est plus difficile, sauf avec les quelques vendeurs de raisins et de pommes qui m’invitent a boire un the pour me ‘’chauffer’’. Les températures vers cinq heures sont devenues froides, et je monte ma tente dans une petite maison qui m’est désignée par son propriétaire et qui assiste au montage de la tente; La maisonnette n’ a plus de vitres aux fenêtres mais je suis à l’abri..Demi-heure après l’homme rejoint son domicile, la nuit commence à tomber . Cette nuit là, j’ai eu froid …pas étonnant à voir sur le toit d’en face les stalactites de glaçons qui pendent le long de la toiture. ;Ma décision est prise : rejoindre Biskhek et retour en France ;Trouver un bus a été chose facile et le soir je suis arrivé dans la capitale du Kirghizistan; un logement, dans un appartement d’un immeuble datant des années staliniennes, était recommandé par le petit futé ; pas facile pour le trouver, car les appartements sont tous calqués sur le même schéma. L’immeuble est austère, la montée d’escalier jusqu’au septième étage est à l’état brut, et une double porte ouvre sur l’appartement. Il est aménagé en dortoir,: deux chambres avec quatre lits chacune, la cuisine et la salle de bain sont à disposition. Le lendemain matin je suis à la recherche de l’agence Turkish’airlines ..des places sont libres, ce n’est pas la période pour voyager …et je me permets de négocier un prix, car j’aide à remplir l’avion…Et je vais visiter la ville principale de ce pays; Me situant à une centaine de mètres du bazar principal, le bazar Osh, je me rends au plus attirant des marchés de Bichkek ; Marché aux légumes, viandes et laitages , épices, on y trouve de tout ; dans l’un des grands bâtiments on vend des vêtements et des tissus venant de Turquie et de Chine; Un secteur est réservé à la vente des habits traditionnels et, en particulier  la coiffe des hommes kirghizes:  le Kalpak .C’est un chapeau de feutre de forme conique aux bords retroussés sur le devant , il est en général blanc avec des motifs noirs ou dorés; Comme dans tous les bazars de l’Asie centrale les marchands sont regroupés par produits :les vêtements pour bébés sont tous placés dans une aile ouest du bazar, les marchands de chaussures occupent une partie du nord…A l’extérieur sur une place , des dizaines d’hommes sont réunis pour la même cause : Le jeu; L’argent circule de main en main, les roulettes tournent…le jeu de hasard est le roi !! Je retraverse le bazar et vais admirer les robes brodées, c’est à ce moment que deux hommes venant vers moi, me présentent une carte de policier ; Ils me demandent la passeport, le vérifient…et me demandent de les suivre..jusqu’à un escalier un peu isolé; J’ai compris que j’avais à faire à de faux policiers..Je prends mon téléphone et fais semblant d’appeler l’ambassade de France.. hésitation des deux hommes…je crie qu’il me rende mon passeport..quelques personnes commencent à nous observer et profitant d’un moment d’inattention, je récupère le document, ou plutôt j’arrache des mains de l’homme mon passeport ..Ils disparaissent dans le bazar. Un peu d’adrénaline ne peut que faire du bien !!! Après le bazar, je vais voir la place de la ville et le bâtiment abritant l’orchestre philarmonique .Sur le parvis j’assiste a une représentation avec costumes locaux . Un chanteur accompagné par l’orchestre, offre a un public restreint et plutôt frigorifié , un petit concert en plein air…si le chanteur apparait en chemise et veste ouverte, il profite de la pause pour s’envelopper dans une couverture …un peu pus loin c’est la place alla-tau avec un musée, le musée historique et vers l’ouest…la maison blanche : le palais présidentiel; c’est sur cette grande place que sont célébrés les événements nationaux. Comme son homologue de Taskhent, les musées fleurissent partout: musée d’histoire naturelle, des beaux-arts, Frounze-le général qui avait donné son nom à la ville de Bichkek-,…Pas de monuments exceptionnels, mais des parcs , des espaces verts, des promenades : le tout dans l’immensité ‘’sovietique’’..Les temperatures de ce 1 novembre :le matin +3 en campagne +8 en ville et la nuit -5 en ville et  -10 en campagne..Brrr!!
Je prends l’avion…retour à la case départ, avec la tête pleine de souvenirs et pleine de projets pour le mois de mai 2015 sur la route de la Soie..

bazar osh, le plus important de bichkek

bien couverte la marchande de pain...

le jeu..l'argent...le perdant, mais certainement pas l'organisateur !!

l'andouillette kirghize sur le marché

sur le marché d'osh