mosquée Tellia cheikh réservée aux musulmans et contenant le coran d'Osman

hôtel d'Ouzbekistan...230 chambres et 350 personnes pour vous servir ...

madrassa Koukeldach à côée du bazar

madrassa Barak Kakhan dans le complexe hast Imam

ouzbekistan 7 thashkent

Quittant Jangijul ( Yangiyol car les villes ici ont deux noms, l'une en ouzbek, l'autre en russe, si ce n'est pas trois pour le nom européen !) avant que la nuit tombe, je cherche un endroit pour pouvoir camper. Je remarque un bouquet d'arbres en haut d'une petite colline; un chemin de terre y mène. Arrivant vers moi, un jeune homme de dix-sept ans, qui m'interroge, en tournant sa main plusieurs fois. Je lui explique et lui montre les gros chênes qui auraient bien plu au roi saint Louis pour y rendre sa justice. Il me montre le ciel... oui, il risque de pleuvoir, il m'invite à le suivre. Le chemin nous conduit sur le haut de la montée et je remarque une hutte-cabanon, faite de rondins de bois et couverte d'une bâche de...camion. Pour y acceder nous devons enjamber un canal d'irrigation par un pont artisanal en bois.Tunoz nous y attend, souriant et avenant. bien sûr, je suis le bienvenu dans son royaume où un lit sommaire, mais avec de grosses couettes en coton, occupe la moitié du local. Derrière ce logement, un âtre de fortune avec un entourage de briques, permet d'entretenir un feu, où en permanence le thé est prêt à étre servi.Tunoz tient à ce que nous prenions un repas ensemble, avant qu'il ne pleuve. Dans un wok, il fait chauffer de l'huile , casse deux oeufs pour chacun et avec une écumoire et grande dextérité il retourne sans les briser les oeufs et les dépose ensuite dans un grand plat. Le repas est prêt!! Le jeune, Soslam revient du village avec deux pains frais...je suis confus, je ne l'avais pas vu partir! Je trouve ce repas ,même s'il est simple ,agréable  dans une ambiance fraternelle. ...ce n'est pas le thé qui manque et lorsqu'il me quitte, Tunoz prend soin de mettre une théière pleine à disposition. Le lendemain, Tunoz, Soslam et sa maman sont présents des sept heures. La mère va traire une vache et me porte un bol de lait frais et chaud..avec regret je quitte la maisonnée...force embrassades et serrement de mains.. Quand je suis si bien reçu , c'est avec un coeur tout neuf que je reprends la route. Traversant un petit village, j'assiste involontairement au maquillage d'une femme ouzbek. Assise sur le sol, jambes croisées, une glace sur les genoux, elle passe sur les sourcils , à l'aide d'un bâtonnet,qu'elle a au préalable trempé dans un pot , la fameuse herbe ousma...un seul trait au-dessus des yeux.La beauté n'a pas de prix et les allers et retours du miroir confortent la dame dans la réussite de l'opération..discrétement je continue ma route. Plus loin c'est un jeune boulanger qui me fait signe d'entrer dans son laboratoire.. Laboratoire un bien grand mot pour désigner une pièce où sur une table repose une cinquantaine de boules de pâte fraîche, et sur une autre table le pain cuit. Les boules sont placées dans un moule et appliquées sur les parois d'un four en briques, chauffé au gaz ( Le gaz est gratuit en Ouzbekistan) . La cuisson ne dure que quelques minutes et à l'aide d'un instrument ayant l'air d'une casserole renversée, il récupère le pain cuit..un pain tout chaud, tellement bon quand il est partagé autour d'un thé !!
Tashkent, capitale avec plus de deux millions d'habitants, Tashkent ville où mes petits ennuis vont commencer... Depuis sept jours je campe ( quatre jours) et dors chez l'habitant ( Trois jours). lorsque je me présente à l'hôtel le réceptionniste me demande le passeport...oui, il y a de la place..mais il me demande le bulletin de "registration"..or le dernier date du vingt octobre..et ensuite j'ai ignoré les hotels. Je lui explique que sur la route il n'y a pas d'hôtel tous les trente kilomètres...rien n'y fait!!Je pars donc à la recherche d'un autre hôtel..plus conciliant. Deuxième hôel..fermé!!..troisième hôtel: le gérant m'explique qu'il ne tient pas à avoir de problème avec la police et n'ayant pas ce document administratif il ne peut pas me louer de chambre. Quatrième hôtel : Un espoir. L'hôtelier me voyant désespéré, me donne une adresse, un peu éloignée du centre et peut être...Cinquième hôtel : Je me rends à cet hôtel..peu de clients, dans un quartier assez loin du centre..le gérant me reçoit : pas de problème mais pour faire la régularisation il faut payer :cinquante euros !plus une nuit chez lui vingt euros ...Vous l'avez compris ici aussi tout se paye !!mais je suis libéré de cette contrainte administrative ..Un autre petit souci : l'argent. Même si les dépenses ne sont pas excessives, depuis la Turquie je n'ai pas pu retirer d'argent, les DAB n'existant ni  en Iran, ni au Turkmenistan et ni en Ouzbekistan. Dans le "petit futé" ii est précisé que des euros et dollars peuvent être retirés avec la carte visa à la banque nationale d'Ouzbekistan. Sur le parking, avant d'entrer dans la jardin de la banque, un policier vérifie mon passeport et fait une fouille légère. Dans le jardin..un guérite avec deux policiers..vérification du passeport et motif de la venue.. entrée de la banque: un garde me dirige vers un bureau où se trouvent une employée et un policier !! L'employée enregistre sur un cahier les renseignements du passeport et écrit le motif de la venue ( carte visa) et passant le passeport au policier, celui-ci enregistre sur une grand cahier l'heure d'entrée et...les données du passeport. Dix minutes après deux jeunes filles viennent me chercher et me conduisent dans un bureau ministeriel !! Nous allons commencer la demande de retrait :trois documents en trois exemplaires.. une heure quinze après je ressors avec deux cents dollars, la banque n'ayant pas d'euros. Les employés de cette banque travaillent dans des conditions excellentes et de confort : chauffage à fond (tous en chemise, alors qu'il fait cinq degrés dehors ) des bureaux de chefs, des pièces d ' au minimum trente mètres carrés.. c'est ce qui doit provoquer chez ces personnes une certaine forme d'indolence et de flegme !! Me voici libéré de tous les soucis administratifs, et je suis installé -en toute légalité- dans un hôtel qui est une ancienne maison ouzbek traditionnelle. On y déjeune sous des plaquemeniers et, si l'on veut ,un Takltan est à disposition . Je vais pouvoir visiter Tashkent en toute sérénité..
L'hôtel n'est pas très loin du bazar Chorsu, qui est le coeur de la vieille ville.Il ne faut pas oublier que la capitale a subi en 1996 un terrible tremblement de terre et la reconstruction des édifices a été très "soviétique"...la grande halle au rez de chaussée accueille les bouchers et les produits laitiers et à l'étage les fruits secs et condiments...ce qui n'empêche pas à l'exterieur d'assister à la vente de pieds de moutons,  d'abats et frésures et de têtes de moutons fraîchement décapitées. L'ambiance et l'animation traditionnelles au bazar se situent à l'extérieur entre ce pavillon et la madrassa Koukeldach. Les tchakhanas sont nombreuses et servent des Chachlytes ( brochettes) de viande, des soupes de laghmans et des raviolis appelés Manty, venant de la cuisine chinoise,( des Chinois ayant emmigré à Tashkent. Les marchandes de fruits et légumes assises par terre déterminent les passages obligatoires pour traverser le bazar.Dans un coin de ce lieu magique,des bâtiments en brique hébergent les boutiques de vêtements traditionnels, en particulier les tchapans. Ambiance unique et regret de voir sous la grande halle des étals modernes, certes "hygièniques" mais cassant le rapport vendeur-client qui fait tout le charme de ces endroits... A la sortie du bazar je m'approche de la madrassa Koukeldach..un très bel iwan à la porte d'entrée et une superbe façade où trônent aux extrémités des minarets aux des faïences verte et bleu . Dans la madrassa des étudiants  suivent des cours.Cette .école coranique réputée dispense aussi des cours de mathématiques.Le jardin est somptueux et doit faciliter la méditation et l'étude .. Visite à l'étage d'une salle de classe par un escalier particulièrement pentu . Pas une affiche sur les murs, des bureaux tout simples, comme ceux que nous avions il y a vingt ans, un tableau noir.. de bonnes conditions pour une étude sérieuse et non divertie ! Les cellules ne sont plus occupées par les étudiants mais servent à l'administration, ou sont transformées en salles de classe . Sur la gauche, continuant ma visite je passe devant le cirque : un grand dôme circulaire abrite une piste où évoluent,  les artistes allant du jongleur au clown, du dompteur à l'illusionniste.. une vieille tradition soviétique, entretenue par les Ouzbeks et paraît-il ,il faut réserver pour assister aux représentations. A deux kilometres, en passant par des boulevards démesurés, ayant des contre-allées boisées, je me rends au complexe Hast Imam. Il comprend une madrassa une mosquée et un mausolée . La madrassa Barak Khan a echappé au tremblement de terre et les cellules sont occupées par des marchands . De magnifiques coupoles dominent le toit de ce batiment vénéré qui est celui du grand mufti d'Asie Centrale. La mosquée Tallik Cheikh, est interdite aux non-musulmans, elle abrite le coran d'Osman.. comme la mosquée bibi Khanum à Samarkand. Le mausolée Abu Bakhar Kaffal est un petit bâtiment en briques qui abrite trois tombes. Autour du complexe, le vieux Tashkent...des ruelles, des canaux mais très peu de monde... pas un papier au sol, pas une feuille..propreté cent pour cent...comme dans toute la ville. à chaque coin de rue vous voyez des femmes , balai à la main qui sans cesse nettoyent les trottoirs.. dans cette partie de la ville je remarque les tuyaux distribuant le gaz : accrochés aux façades, faisant des ponts aux croisements des rues, escaladant les poteaux téléphoniques et ayant des dérivations pour chaque demeure..on ne peut que les remarquer!! ensuite traversant un immense parc j 'arrive au monument aux morts.Une flamme brûle devant une statue représentant une femme pleurant ses enfants disparus. La place de l'Indépendance est un gigantesque espace conservant l'empreinte sovietique indélébile . Le sénat, tout  blanc domine le fond du parc..mais halte là!! A cent mètres , un policier me fait signe : marche arrière tout de suite!! . On ne peut quitter la capitale sans rendre visite à la statue de Tamerlan, sur son cheval. Indiquant l'ennemi il règne encore...mais sur la place. Au nord se trouve l"hôtel d'Ouzbekistan..tout  blanc lui aussi; sa façade est en béton et elle symbolise l'écriture coranique . cette "machine " emploie 350 personnes et quand je pènètre à l'intérieur, aussitôt un chasseur est là... mais il a compris qu'une simple visite pour admirer les lustres, les tapis et le mobilier suffira pour ce jour ...A côté le nouveau palais des congrés est lui aussi tout blanc. Sa structure à colonnades espacées par de vastes pans de verre est dominée par un dôme où se trouvent deux " humos" ces oiseaux légendaires de l'Avesta. Les musées ont poussé comme des champignons : Amur Timur, consacré à l'époque timouride,est aussi musée de la gloire olympique,musée des beaux-arts et belles lettres, et musée des peuples d'Ouzbekistan...je n'ai pas le temps de tout faire, de tout visiter, mais il m' aura fallu parcourir plus de dix kilomètres pour ne faire que le centre...c'est dire la grandeur, le gigantisme - le mot n'est pas assez fort- pour qualifier cette ville.

La pluie m'a écouté..elle a fait une pause pour laisser place à la neige et au froid. Tashkent est a sept kilometres de la frontière du Kazakhstan au nord et à l'ouest à quelques kilomètres de plus  Kyrgyzstan. mais le changement climatique (2 degrés ce matin ) est un facteur important sur laRroute de la Soie Je ne voudrais pas faire comme Marco Polo; parti avec son père et son oncle il se mit au service du Grand Khan et ne revint à Venise que vingt cinq ans plus tard....et encore.. parce que le grand Khan lui avait demandé d'accompagner sa fille qu'il avait promis au Khan des Tartares Arghun( celui-ci avait perdu sa femme et devait prendre pour épouse une femme de sang royal )..Mais il n'y a plus de grand Khan et encore moins de princesses..Quand on a vingt ans... il est permis de rêver !!    Il n'y a pas besoin de visa pour les deux pays mentionnés....depuis. Août 2014 1!!! En venant à internet, j'ai rencontré un monsieur francophone.. et ce soir 28 octobre j'ai rendez-vous avec l'un de ses amis, guide en Ouzbekistan et au kyrgyzstan qui pourra me donner des conseils pour les jours à venir...

dôme du marché

la cour de l'hôtel avant la neige, mais avec les plaquemeniers

les têtes de moutons ..qui vous sourient !!

monument aux morts..statue de la mère éploree

a l'aide du tuyau entre les dents , lea vendeuse va gonfler les boyaux de mouton

le bazar