la jeune fille, tout de blanc vêtue, vient faire des révèrences...

les trois femmes ouzbeks revenant de la ville..

la danse entre femmes,la danse entre hommes..mais la même musique..

ouzbekistan # de boukhara a Noviy

 

Je me souviens d'un texte du poète et derviche iranien Saadi, qui écrivait dans son livre "Le jardin de roses ":...soit gentil avec tous, tes amis de ce jour peuvent devenir tes ennemis de demain. Mais, tes ennemis d'aujourd'hui seront peut-être tes amis de demain. Je l'ai vérifié, j'ai un bon ami :le soleil ,mon ennemi d'hier.Les températures ont baissé et il faut attendre midi pour pouvoir se découvrir un peu.(3 degrés le matin,8 dans la journée) Par ce blog , je vais pouvoir répondre à Jacques qui s'inquiètait de savoir comment j'allais faire sans ordi . Lorsque je suis reçu chez l'habitant, je m'inquiète de savoir s'il a un ordinateur; Bien souvent, lorsqu'il a ses enfants étudiants ,il en est possesseur..j'ouvre mon mail et m'écris le texte que j'enregistre dans mes brouillons, ce qui fait qu'au bout de la semaine, en modifiant un peu, mon texte est prêt !Cependant, il faut attendre d'être à l'hotel pour pouvoir déposer les photos...et s'il n'a pas internet, alors j'écris sur word et transcris sur une clé usb. Mais s'il n'a pas d'ordi, j'écris mes notes sur un cahier,que Jean-louis m'avait offert avant de partir..et après sur le blog..mais que de temps perdu !!A Boukhara j'ai rencontré des couples, dont un de Marseille, venus en camping-car.Nous avons parlé du livre de B.Ollivier..Bien sûr que je l'ai lu et je m'en suis inspiré pour déterminer la route à suivre; mais ce qui était un exploit prodigieux hier est commun aujourd'hui. Les infrastructures des routes, la banalisation des chemins et les moyens auiovisuels ont considérablement évolué ,ce qui facilite le parcours.Après avoir quitté Boukhara, traversant le marché de Karvon,ou les paysannes vendent le lait dans des bouteilles de coca-cola, ou les fours pour la cuisson des samsas sont allumés, ou les taxis Matiz Chevrolet attendent les clients,la route vers Samarkand pullule de policiers en tenue.C'est l'entrée de la ville et les contrôles sont sérieux. A quelques kilomètres, dans un champ de coton, soixante femmes cueillent ces douces fleurs blanches, un peu plus loin les vignerons vendent les raisins..les vignes sont derrière eux...du producteur au consommateur, on ne peut pas  être plus direct.J'ai droit à une énorme grappe elle est sucrée et a un arrière goût de muscat. C'est la période de la récolte des grenades et les étalages sont colorés d'un rouge vermeil. Un petit marché paysan dans le village de Vobkent,avec six vendeuses propose la production du terroir et,si les pommes de terre sont classiques ,les carottes sont courtes mais énormes. Les courges ou potirons sont de la fête et ce sont de mini montagnes qui donnent envie aux automobilistes d'en faire l'achat. Ne résistant pas à l'appel de Sodlan,j'assiste à la préparation des poissons,pêchés dans le canal, préparation destinée à son restaurant..Un thé m'est servi, mais je décline l'offre qui m'est faite de participer aux agapes. il est toujours gênant de déjeuner dans un restaurant, car, si par politesse vous demandez l 'addition...la note peut être plus salée qu'on ne pouvait supposer!! En traversant le village de Gajdumak,je m'intéresse et assiste à la fabrication de grands lits en bois qui se trouvent devant certaines maisons ouzbeks, mais aussi devant les maisons de thé et les restaurants.Ces lits se nomment :Takhans.Ce lit ouvert d'un côté, est en fer forgé et son sommier est fait de lattes de bois..Au village de Gizduvon, vers dix huit heures, comme je me le suis imposé, je m 'adresse à cinq personnes discutant sur un banc. Ou puis-je trouver asile pour la nuit.? Jahan est le propriètaire d'une petite épicerie, vend des pastèques et des melons, sur le bord de la route ,face à sa boutique, et s'improvise vendeur d'essence à l'occasion ,essence qu'il a tranvasée dans des bouteilles d'un litre.Jahan est un brave garcon, il me propose un logement :une pièce de sa maison.,de sa grande maison dont un auvent couvre l'entrée;il a un grand jardin qui le fournit en légumes pour son épicerie; dans un coin de la cour, un veau attend qu''on  le mène au champ. La partie de la maison , à droite, doit être occupée par sa maman qui est déja aux fournaux.De la moquette et des tapis sont au sol dans la pièce proposée, et des matelas fins sont entassés au fond ..19h30, c'est l'heure ou je dépose mon sac, mais Jahan me fait signe: ne déballe pas tes affaires, nous allons dîner ...les quatre compères qui étaient sur le banc arrivent. Les matelas sont disposés en carré, un vide est laissé en son milieu..il va servir de table. Le repas est porté par une femme, la mère de Jahan : tomates et oignons, riz et poulet, melon et pastèque, raisin, biscuits, bonbons...Le pain est rompu et chacun en reçoit un morceau...mais les coquins sortent une bouteille de vodka, les verres sont servis..puis tous attendent,nous attendons... les regards dirigés sur moi. Heureusement, j'avais lu dans le Petit Futé,que l'invité se doit   de porter le premier un taost . Me levant,   mon verre à la main, je remercie Jahan pour son accueil, les autres de leur présence et souhaite que l'amitié franco-ouzbek persiste...certes, ils n'ont pas compris, mais ils ont apprecié , ( tout comme moi qui ne comprendrai pas leurs discours) et je bois en faisant "cul-sec". L'opération va se répéter Six fois !!!Après chaque verre on me sert un morceau de pastèque...ce doit être un contre-poison!! Vers onze heures , les personnes se lèvent, la pièce est débarrassée..mon dortoir est libre, je vais pouvoir récuperer...Le lendemain à six heures trente,je prépare mon sac. Jahan arrive. Il a mis un beau costume! Il me fais signe de laisser mon  sac et de le suivre. Dehors les compagnons de la veille sont là, tous sur leur trente-et-un. Nous allons au bout du village, traversons uns scierie et arrivons devant une grande maison. Les autorités nous reçoivent...il s'agit d'une fête religieuse islamique. Des tables somt dressées,et deja chargées de gâteaux ,de fruits,de bonbons..Dans une grande jarre cuit une soupe de farine de maïs, de pois chiches, de blé et de céréales concassées . La cuisson doit durer vingt quatre heures, de l'huile et de l'eau doivent être versées régulièrement. Ce délicieux mêt se nomme Kalesa.Je suis presenté au maire puis à l'imam. Je prends place avec mes amis;  les enfants apportent à chacun de" nous un bol de cette soupe ,un peu épaisse et si l'on y plante la cuillère elle reste bien droite !! Etonnament personne ne reclame de rab !!Après ce petit dejeuner costaud, le thé est servi et les fruits sont consommés. Tous les hommes du village sont là, les femmes sont dans une autre cour...invisibles!! L'imam récite une prière . Cet épisode n'est pas sans me rappeler cette cérémonie religieuse , en Turquie, après Balikesir, à l'époque: Un minibus s'était arrêté et l'on m'avait invité à un repas ou seuls les hommes était présents. Je me souviens de cette générosité et avant de partir l'on m'avait donné deux bouteilles de jus d\abricot...ici même opération,mais il s'agit de jus d'orange !! Retour chez Jahan, qui m'aide à mettre mon sac sur le dos et nous nous embrassons ..une émotion sincère. A quatre kilomètres de là,au village de Ozitepa. je suis arrêté par quatre hommes devant un grand restaurant ou les restes des mêmes repas sont encore sur la table  ;"Assalam maleikoum"..On tient à m'inviter :un étranger , cela n'a pas de prix !! J'accepte un verre de thé..mais le responsable de l'organisation, me porte un petit bol...de soupe !!! aie, aie! !tous sont autour de moi..je ne peux échapper au supplice..deuxième bol de soupe, mais sur la table traîne une bouteille de coca-cola et j'ose en demander .. Dans cette fête , la musique est présente et des airs entraînants de danses qui pourraient être modernes font vibrer les femmes qui sont dans une cour, derrière une porte ferméee. Curieux,je demande au responsable si je peux m'y rendre..il ne peut refuser. j'entre dans la cour et ces dames vont me faire une démonstration de leur talent de danseuses...une jeune fille, habillée toute de blanc, est amenée vers moi, et en mon honneur va faire une danse, composée de révèrences en tenant son voile au-dessus de sa tête..La séance photos s'éternise, chacun voulant figurer sur le cliché...une fête joyeuse ou les femmes dansent ensemble et les hommes dansent ensemble aussi. Je suis invité à faire quelques pas , imitant, tant cela se peut , les jeunes danseurs qui gesticulent plutôt que de danser !! Instants de rigolade, car" l'ours danseur" ne peut avoir la légèreté de ces ados..ouf! 'j'arrive à partir !! Vers une heure de l'après-midi je vais subir mon premier contrôle policier. Normal nous changeons de région, de Boukhara nous passons à Noviy. Le passeport est ouvert, lu , réouvert, retourné, le visa commenté par deux policiers en civil venus se joindre à l'homme en uniforme..au bout de cinq minutes je reprends mon passeport. Ils me demandent le formulaire d'entrée ou sont inscrites les sommes et devises déclarées  à mon 'entrée en Ouzbekistan.Ils sont en. droit !! mais de vouloir voir non !!je reprends le document, mets mon sac sur le dos et dis au revoir en faisant signe de la main . Médusés , ils me laissent partir !! J 'ai tellement lu d 'histoires défavorables que ma prudence est vive !! Le paysage est semi-désertique..très peu d'arbustes, de temps en temps des champs de coton..les fleurs du désert sont revenues, jusqu' Noviy le paysage restera le même: du désert, de la steppe beaucoup d'endroits secs...Devant l aéroport de cette ville, les ruines d'un caravansérail :la porte et deux tours ont été restaurées, mais il faut de l'imagination pour le reste !!Noviy est une ville industrielle,les avenues sont demesurées et les immeubles qui datent de la période soviétique ont des contre-allées arborées. Les bâtiments sont éloignés les uns des autres et de petits magasins occupent le rez de chaussée. De la vapeur d'eau s'échappe des canalisations, les appartements doivent bénéficier d'un chauffage collectif par quartier.. Les enfants sortent de l'école et dans la cour de récréation ,ou la mixité est acceptée,je remarque la tenue des filles:Elles ont des robes de couleurs differentes, pouvant aller du rouge rayé au bleu à carreaux,mais elles portent toutes sur les cheveux ,un gros noeud blanc . Lurs petites jambes sont protégées du froid par des collants blancs. Les garçons ont des pantalons noirs, chemises blanches et cravates, il portent des vestes fourrées...Je vais visiter le bazar...qui n'est plus qu'une suite de magasins, groupés par corporation...plus rien du bazar oriental !! De la rigueur, de la netteté, de la propreté, les sols même en terre  battue sont impeccables : le personnel nombreux affecté au nettoyage a le coup de balai facile ...pas un papier à terre sur les trottoirs et même dans les allées des immeubles.A Noviy je vais dans un hôtel : je tiens à rester dans la légalité:après quatre nuits  chez l'habitant ou sous la tente...il faut pointer et l'hôtel s'impose: la remarque m'est faite à la réception, et l'employée fait appel au supérieur . Tout me rappelle le séjour à Moscou : La gardienne d'étage, la femme de ménage, l'homme qui vous accompagne à votre chambre...Le supérieur n a pas apprécié d'être dérangé dans ses hautes fonctions, pour un problème qui n'en est pas un !! Ce soir il pleut sur Noviy, ce soir il fait froid...ce soir je suis au sec et au chaud !! Demain la route ,  je devrais atteindre  Samarkand dans quatre jours et j'aurai alors  parcouru 6877  kilomètres (en théorie car je ne compte pas les tours et détours des villes, et ne déduis pas non plus les bus à entrée des grandes villes) et  nous serons  alors le 13 octobre...

 

chez Jahan, pour l'instant seul le coca-cola est sur la table !!

cour de l'école...les filles portent sur les cheveux de magnifiques pompoms blancs.

le repas avec les amis de rencontre, repas de l'aid ? en tous cas repas de fête musulmane...

cet ouzbek , préparant l équipement de son âne, va m'offrir un thé chaud dans sa maison. température de 5 degres !!

les deux hommes se rencontrent, ils vont m'appeler, noés allons partager le pain, les biscuits..les bonbons autour d'un the

monnaie de l'ouzbekistan :Le Sum. Un euro= 3500 sums

Aucune vidéo n'a été insérée