mausolée Ismael Samani, il parait que si l'on en fait trois fois le tour, on reviendra à boukhara.....et,hop!!bien sûr !!

Madrasa Mir-i-Arab toujours en service, école supérieure coranique très prisée en Ouzbekistan

Madrasa Modar i Khan, ancienne école coranique, un peu à l'ecart du centre ville

vue en arrivant sur la place du Registan, à côte de la citadelle de l'émir

Mosquee Bolo avec ses piliers en bois,face à la forteresse de l'émir

La plus vieille mosquée: Magoki Ahori, construite sur l'emplacement d'un temple Bouddhiste, lui même avait été construit sur un temple zoroastrien dédié à la lune

madrasa Koukeldalh. tranformée en magasin de vente de ...tapis

le minaret kalon, domine la ville entre la mosquée et la madrasa

un petit tour sur le marché en arrivant à Boukhara à la rencontre des ouzbeks

De même qu'au Turkmenistan, c'est par un militaire que je suis accueillli, il a ouvert une porte cadenassée et aprés vérification du passeport, il me fait signe de suivre les flèches peintes sur le sol .Premiere étape, un local ou ...un médecin m'attend: il me prends la tension et lève les deux pouces en l'air..je suis en bonne santé..ill me demande si je n'ai pas de maladie contagieuse, me demande si j'ai des médicaments...je lui montre le flacon des gouttes que je mets tous les matins dans mes yeux,il sourit, et me fait signer un document certifiant mes dires...je suis les flèches et arrive devant le guichet d'un douanier, qui glisse le passeport
dans l'appareil électronique et de suite, appose le tampon d'entrée. Mon sac est passé sous un tunnel moderne pour la vérification habituelle...je remplis un document, avec le montant des devises à l'entrée sur le territoire. Accompagné par un militaire, je suis mené vers un minibus...L'opération n'a pas duré plus d'une demi heure et je suis en Ouzbekistan.C'est pour cela que l'on ne peut dire avec certidude s'il est facile ou difficile de passer telle ou telle frontière; Tout dépend bien souvent du responsable qui prend les choses en main...ou qui laissse faire !!! La route qui va me mener à ma première étape, Karakol, est plate, droite et
côtoie un désert de sable, toujours le même le Kyzyl Kum. Des piquets et de petits arbustes sont plantés pour stabiliser les dunes. Une quinzaine de kilomètres plus loin, je découvre la présence de l'eau, avec des canaux d'irrigation partant du fleuve Amou Daria. Un petit canal se fraye un chemin , le sable s'alourdit d'un peu de terre..La verdure s'installe et puis se sont les champs de coton, ou les femmes mmitoufflées dans leurs foulards ramassent avec des gants les fleurs blanches. Elles sont nombreuses et actives...je pense que c'est la grande période des 'vendanges",avant les pluies et le froid...car ce matin ,le ciel est gris et la
température a brusquement chuté et nous arrivons difficilement à 18 degrés. Le soir , je pose ma tente derrière une haie d'arbustes, cousins de nos troènes. Et, la nuit n'a pas été chaude !! A cinq heures du matin , le thermomètre annonce quatre degrés...d'ou ma résolution : dormir sous la tente, oui, mais à l,abri et pour cela je m,adresserai à des maisons ayant un garage ou une grange...l'avenir va me donner raison !Karakol est un gros village agricole dont la principale activité est...la récolte du coton.Il faut savoir que c'est l'état qui fixe le prix de vente..après la récolte. Des champs de blé sont sur le côte ouest de la petite ville, les canaux d'irrigation étant sur le côte est, et sont réservés au plus gros consommateur :le coton. Il a vraiment tout pour plaire : pollluant,et buveur...mais on lui pardonne, il est tellement doux au toucher !!Drôle de désert qui permet de faire de la culure "nourricière":tomates, poivrons, concombres, melons et pastèques...et qui autorise la présene de quelques vergers de pommiers.L'eau est présente et abondante...mais quel gâchis : certains tuyaux d'irrigation sont percés et l'eau s'écoule...pour rien. Ici pas d'arbres propement dit, mais de petites touffes de cannes et d'arbustes peu feuillus.La deuxième nuit passée sous la tente a été moins froide: pour cause, c'est Rustan,qui m,a fait placer dans un bel abri en brique devant sa maison et le soir...je partage le repas familial. Un plat de Lakman (?), en réalite des nouilles assez grosses qui sont servies avec des légumes:tomates, oignons courgettes..un plat tres goûteux, un peu épicé mais qui cale bien!! J'arrive en vue deBOUKHARA et de loin se détachent au dessus des toits, des minarets en briques et des dômes bleus, Au lieu d'aller directement dans le centre ville ou doit se trouver l'hotel (ca'il est interdit de camper plus de trois jours de suite, sans  "pointer" dans un hôtel, une manière de vérifier votre présence ici)je me rends au marché des fruits et légumes attenant au bazar Karvon. J'en profite pour changer de l'argent, car maintenant nous parlons de sums..et il faut avoir de grandes poches :avec cinquante euros vous avez deux cent billets !!! un euro équivaut à trois mille six cent sums!! Nous avons aussi changé d'heure, et maintenant avec la France ceux sont quatre heures de difference. Quand vous vous levez, pour moi c'est presque l'heure du déjeuner !! Cette petite escapade  au bazar, va me faire découvrir la ville, non pas comme un touriste, mais comme un Boukhariote revenant de son marché.Ce marché est composé de deux parties, une couverte, avec des commerçants sédentaires, proposant des produits manufacturés ou des produits locaux et de petis restaurants ayant  devant la porte des barbecues ou cuisent des brochettes de viande ,appelées chachlykss,, dégageant une épaisse fumée très odorante. et,l'autre partie :un marché paysan, riche en folklore local.Les femmes portent le costume tradtionnel..: une robe longue et ample aux manches courtes recouvrant un pantalon arrivant au dessus de la cheville et un petit foulard fleuri noué derrière la tête.l'ensemble de cette tenue se nomme Koylak-ishton. Pour les hommes, presque tous portent sur la tête la kalaposk ou toupie, une sorte de calotte en velours noir ornée de motifs blancs.Je m'engage dans un parc arboré, ou les sapins sont noyés par un arrosage non contrôée!! Le premier monument, au centre est le mausolée Ismael Samani, surnommé "la Perle de l'Orient".Il se présente sous la forme d'un cube aux quatre façades identiques. Les constructeurs ont utilisé la brique cintrée, cimentée au jaune d'oeul et au lait de chamelle !!Selon la position du soleil, les jeux de briques confèrent au monument un éclairage et un aspect differents... En continuant ma marche, avant de sortir du parc, une chapelle en brique a été transformée en musée: Mazar Chachma est un lieu vénéré qui signifie " source de Job". Je ne refais pas l'histoire, mais Job aurait planté son bâton à cet endroit et une source a jailli. Je me souviens qu'en Syrie à côté de Damas, Job avait la aussi planté son bâton et, la aussi, la source avait jailli...  j'avais essayé avec mon bâton de pélerin d'imiter le geste de Job...mais rien ne s'était passé !! Je longe une petite rue et vois devant moi, une immense forteresse...mais avant sur la gauche, des arbres entourent un bassin. Face à ce bassin la mosquée Bolo Khaouz et son minaret. Havre d'ombre et de fraicheur, les habitués assis sur des bancs de pierre conversent... Elle a fière allure cette mosquée. L'iwan est posé sur vingt piliers de bois et la décoration des caissons du plafond  ne fait qu'ajouter à la beauté et la finesse de l'ensemble.Face à elle,la forteresse de l'Emir, puissante avec ses murailles et ses tours en briques, mesure vingt mètres de haut. Je ne suis pas entré à l'intérieur, j'ai seulement fait le tour de la partie située sur la place du Registan. De cete place du Registan,la vue d'ensemble du minaret et des coupoles de la vieille ville est magnifique.Boukhara compte plus de 250 monuments...Je ne les ai pas tous vus, mais les plus connus ont reçu ma visite et parfois, m'étant perdu le lendemain dans le dédale des petites rues, j'ai visité des madrasas inconnues des touristes... La ville.  est en partie interdite aux véhicules et des piquets sont plantés dans le s !! Sur une place, face à face, la mosquée Poy Kalon et la madrasa Amir Alim Khan ,séparées par le minaret en briques sont d'une beauté époustouflante et je suis totalement émerveillé.C'est certainement la plus belle place de la ville, la plus monumetale aussi. Le minaret servait de point d'observation le jour et de phare la nuit: on allumait une bassine d'huile et les caravanes arrivant du désert, pouvaient se repérer. Il est evident qu'à l'époque la fontion première de ce minaret était l'appel à la prière !!Je ne vais pas m'étendre, mais le minaret a eu aussi une triste fonction : on jetait du haut les condamnés à mort :efficace et rapide!! La mosquée, dont l'immense cour pouvait recevoir dix mille fideles a sept portes et ses dimensions répondent au"nombre d'or". La coupole bleue et le Kok Gombaz dominant le mirab ont été restaurés grâce à l'Unesco> De ce fait, la mosquée n'a pas été encore rendue au culte. En face de la mosquée la Madrasa Mir-iarab est en activité et aujourd'hui elle dispense un enseignement religieux et les étudiants sont nombreux.Son accès est interdit aux visiteurs, mais l'homme à barbe blanche, appelé par les ouzbeks "Aksakal" ( barbe blanche) a pu prendre quelques photos de cet intérieur si convoité. De l'extérieur les deux coupoles bleues font écho au KokGombaz de la mosquée Kalon J'en profite pour dire un mot sur les madrasa ou medersa  ceux sont des écoles supérieures d'enseignement coranique, à la fois lieu d'étude, d'habitation et de travail. En Iran j'avais écrit:medersa Islamique. La difference réside dans l'auditoire: des étudiants dans les coraniques, des séminaires pour futurs imams dans les islamiques.Les madrasas foisonnent et elles sont plus belles les unes que les autres..plus que superbes !!Certaines ne sont plus occupées par les étudiants; les marchands se sont installés aux entrées et à l'intérieur : bijoutiers, marchands de tapis, ébenistes, orfèvres,ciseleurs, étoffes de soie et les fameux suzanis, ces tentures en coton, pouvant servir de couvre-lit ou  de décoration murale. Avant d'arriver à l'hôtel, un magnifique bassin bordé de Tchaikhanas(maisons de thé) dispense une fraciheur avec ses mûriers centenaires. Les somptueuses facades de la madrasa et de la Kohnaka Nadir Divanberg ferment ce lieu privilegié. La madrasa a une façade ornée par deux immenses oiseaux-dragons au plumage bleu et vert... A côté du bassin,j'ai acheteé deux "samsa", les cousins des Fichtis du Turkmenistan, petits pains triangulaires fourrés à la viande et aux oignons hachés. Et les caravanserails me direz _vous? Je les ai cherchés, et je les ai trouvés:Ils sont bien souvent transformés en hôtel, en restaurant ou même en lieu d'exposition. Le principe est toujours le même :une cour, le rez de chaussée est  réservé aux animaux et marchandises et l'étage aux caravaniers.Un dernier monument  mérite le détour, car  situé un peu à l'extérieur:Tchor Minor. Il signifie quatre minarets.Il s'agit en fait de tours qui marquaient l'entrée d'une madrasa construite par un riche marchand turkmène...En passant dans la petite rue Eshoni pir street, le jeune propriétaire de l'hôtel Ark&Yuldug,me propose de me loger...il n'a pas de client. Discussion sur le prix..visite d'un petit dortoir au dernier étage, propre, bonne literie, et pour ne rien gater Azizbek est sympathique.Le matin il viendra prendre son petit dejeuner avec moi..et le soir il me propose un plat préparé par son employeé..Nenuphar !!si, si...Boukhara est la première ville que je visite en Ouzbekistan. Je ne sais pas si c'est la plus belle, mais elle est authentique. On s'attend toujours à voir arriver une caravane, avec ses chameaux et ses trésors, des caravaniers enrubannés, le visage brûlé par le soleil, les vêtements ayant souffert des tempêtes de sable... Permis de rêver, non?

Je vais quitter Boukhara avec le regret de ne pas y rester plus longtemps, mais la route vers Samarkand, autre ville légendaire de la Route de la Soie est longue, et je compte une dizaine de jours pour l'atteindre. Mais avant de quitter Boukhara, je suis retourné au mausolée d'Ismael, "la Perle de l'Orient" et ai fait trois fois le tour, car  parait-il celui qui fait ce parcours en faisant le voeu de revenir...reviendra !!!!!