dommage, en bord d'avenue, cette façade passe inaperçue...

le grand bazar

porte d'accès à la cour de la mosquée de l'Imam Khomeini

porte Bagh-e-melli, donnant accès à une série de bâtiments dont la bibliothèque nationale

tour AZADI, porte d'entrée de Téhéran, commémorant les 2500 ans du royaume perse,appelé tour de la liberté après la révolution

Iran 4 Qazvin à téhéran

IRAN 4   De Qazvin à Téhéran

J’ai disposé de trois jours pour rejoindre la ville de Karaj avant de prendre un train pour Téhéran. (Pour les amateurs de prix : le billet de train distance 50 kms : 15000 rials soit 0,30 €) La grande différence qu’il existe entre les habitants des villes et ceux de la campagne, réside dans l’attention que vous portent  les gens de la terre. Au village d’ Abyek ,village entouré de cultures maraichères allant de la tomate au chou et du melon  au raisin, après avoir partagé un repas au bord d’un champ, l’agriculteur a pris le temps de m’accompagner au centre du village pour m’offrir un thé…et il prend le soin d’expliquer à ses amis que je suis français, que. .et que…(d'ailleurs je me suis préparé un topo complet sur la famille, sur mes activités anciennes, de façon à alimenter leur imagination.) Dans les villes vous êtes un anonyme et même si les hommes vous abordent  dès que vous cherchez sur votre plan un lieu, une direction, le contact s’arrête au renseignement, et même s’il se veut  amical il n’a pas la même saveur que dans les campagnes. Apres Hashgerd  , l’agriculture laisse place à la steppe entrecoupée de vergers assoiffés souffrant de la chaleur estivale. Coup de klaxon !! La voiture s’arrête…Reza, un jeune homme de trente-deux ans s’adresse à moi en français ! Il a reconnu le sac à dos Décathlon...il a le même acheté à Lyon. Reza a travaillé à Villeurbanne dans une entreprise de Logistique, habite à Karaj et aujourd’hui il se rend à Zanjān…quand il m’a vu, il a fait demi-tour.’’ Ou vas-tu dormir ce soir ? Je ne suis pas à la maison, mais mon père  peut te donner la clé de mon appartement  et ce soir tu peux dormir chez moi ‘’ Marché conclu !! Coup de téléphone, le père m’attend  rue Ferdowsi  vers 19 heures. Karaj est une ville adossée aux montagnes de la chaîne Kuhna-ye-Alborz et trouver la rue n’a pas été difficile…si je les avais écoutés nous aurions été une dizaine pour rencontrer le père de Reza. L’appartement  est simple et les tapis sont magnifiques. Le papa, Maged, qui  habite trois maisons plus loin, me porte un souper que j’apprécie. Elle est pas belle la vie !!!  Donc,  je prends le train, un train avec un confort digne d’un TGV de première classe, mais rapide comme le train des pignes !! pour arriver dans une gare très moderne au sud de Téhéran…avec une demi-heure de retard sur l’horaire prévu…Assailli par des taxi-mans, je file vers le métro…un métro dernier cri, tout neuf puisque les escalators ne sont pas tous montés. Les quais sont larges et comme nous sommes dans une république islamique, les fauteuils bleus sont pour les hommes et les fauteuils jaunes, en bout de quai sont pour les dames ‘’ only women’’.De même,  la première et dernière rame sont réservées aux dames .Dans ma rame, alors que certains sont debout, on me montre un siège libre et un monsieur m’aide à déposer mon sac à dos, la priorité est donné au touriste La sortie de métro est stressante : une pollution mêlée à la chaleur, le bruit étourdissant des voitures et des motos ,et des gens criant, s’interpellant …bref, les embarras de Paris multipliés par dix…c’est le quartier qui veut cela, nous sommes près du bazar, au milieu des vendeurs d’articles pour voitures. Trouver  un hôtel a été facile dans le centre-ville, la concurrence est présente et dans ce quartier pas moins de dix hôtels dans un  rayon de cent mètres. J’ai choisi Masahhd – hôtel  car il y a internet et c’est précieux en Iran !!Mon objectif était le renouvellement du visa….je n’ai pas été déçu et mes derniers cheveux sont devenus blancs !! TOUS les forums indiquant des informations sont erronés. L’adresse  du  service d’immigration et renouvellement de visa est à l’opposé dans Téhéran…1h30 de taxi .Il faut se rendre : Rue 150 est, boulevard Parvin  Téhéran pars. Une fois passer les premiers contrôles policiers, se rendre directement à  gauche au premier étage. Voir le chef, dernier bureau à droite, qui vous remet 2 documents à remplir. Faire les photocopies du passeport et du premier visa( 5000 rials)  Par le photographe à l’entrée des bureaux  deux photos pour le dossier (50000 rials) Se rendre à la banque 40 minutes à pieds a/r versé 300.000 rials et ne pas oublier de prendre le reçu. Retour à l’office, guichet n°5, une employée en tchador noir  étudie le dossier, vous donne un reçu et si vous lui demandez quand vous récupérerez le document : quatre jours …inch Allah !! Gentillesse et laxisme pour l’administration en Iran : L’employé  n’hésite pas à répondre au téléphone  pendant des minutes alors que vous étiez en train de remplir avec lui votre dossier, ou vous quitte pour aller boire un  thé ou  discuter avec une autre personne…mais avec le sourire…et savoir contrôler ses nerfs…mes ongles sont encore entiers !! Ensuite je me rends à l’ambassade de France,  rue Neauphle le Château, tout un symbole pour ce peuple, et un  homme m’a accompagné jusqu’au carrefour et me montrer  l’ambassade !! J’ai demandé une lettre d’introduction auprès de l’ambassade d’Ouzbékistan, et je dois dire que l’accueil et la rapidité de l’obtention du document  est flatteur pour mon pays. Le lendemain c’est la course pour l’ambassade d’Ouzbékistan, dès 7h30 je suis devant la porte avec tous mes documents, mais déjà 5 autres personnes sont présentes. Curieusement on doit inscrire son nom  sur une feuille volante…Il  est 9 heures et la secrétaire arrive .Elle est seule,  une trentaine de personnes attendent. Mauvaise surprise le délai pour l’obtention du visa est de 10 jours, soit fin Aout. En conclusion : dans trois jours je dois récupérer mon passeport, dans dix jours le visa ouzbek, et aller à l’ambassade du Turkménistan. Je change donc  programme et vais prendre un bus pour Ispahan, sur la route de la soie par le sud de l’Iran. Une fois mon passeport en main je marcherai jusqu’à Sari en  direction de la mer caspienne,  puis Sabzewār  et enfin Machhad ou je dois arriver vers le 18 septembre si les tracasseries administratives sont closes…..

J’en profite pour faire un point sur la vie en Iran. Ce ne seraient pas les femmes en tchador noir, aucune différence avec nos villes européennes…adaptées à la conception orientale. Les centres commerciaux commencent à fleurir et la modernité des magasins peut rivaliser avec les nôtres, cependant le petit commerce, avec une surface d’une dizaine de m2, reste l’essentiel  du bizness. Les magasins de vêtements et les bijoutiers doivent représenter un quart des activités, et bien sûr ce sont les femmes qui sont les grandes consommatrices de ces deux commerces. L’abondance, c’est le mot pour désigner le stock important dans tous les domaines : textiles, bijoux, chaussures…Au bazar, les marchands de fruits et légumes appellent les clients pour choisir une variété de produits dont nous serions jaloux. Les jeunes, comme les nôtres, sont intéressés par la téléphonie .Voilà pour le commerce.  Point  négatif : la conduite des automobilistes ; Une véritable catastrophe …La priorité est donnée à la voiture. Vous croyez être tranquille au passage clouté, pas du tout et vous esquivez une ou deux voitures, vous évitez les motos, vous glissez entre deux camionnettes…c’est un sport, c’est de la roulette russe !! Et c’est un véritable exploit que de traverser une rue principale, et je me demande comment il se fait qu’il n’y a pas plus de tôle froissée ! Dans les villes des couloirs pour les bus sont aménagés, et les automobilistes n’ont pas intérêt à les utiliser…police veille !! Le comportement des personnes en tchador est curieux surtout, celui des personnes âgées. D’un mouvement rapide, à ma vue, le tchador vient cacher la moitié du visage, ne laissant apparaitre que le bout du nez et les yeux !! Chez les jeunes…indifférence, les  tchadors  pour les moins de vingt ans, ne font pas partie du’’costume’’local, et sont bien souvent remplacés par les jeans, quelques filles d’une dizaine d’années suivent maman avec le tchador noir …volonté ou obligation ? La rue est le lieu de vie, pour beaucoup d’iraniens,  et les trottoirs connaissent diverses fortunes : Les hommes  sur des escaliers discutent, le boucher devant son magasin découpe un avant de bœuf, l’horloger assis sur un tapis répare les montres, un cordonnier ressemelle une paire de chaussure, un garagiste obstrue le passage, il répare une roue, et les très nombreux vendeurs, assis par terre proposent  toutes sortes d’articles allant du briquet au mouchoir,  des bas de femme aux jouets pour enfants…et tout cela sans que personne proteste…C’est tellement normal !!! Je ne voudrais pas m’étendre trop sur la vie en Iran, juste deux mots sur la télé  et sur internet: Chaîne 1 : pèlerinage à la Mecque ; Chaîne 2 : Conférence d’un Imam à des femmes en tchador noir ; chaîne 3 prière dans une mosquée l’iman à genoux officie ; chaîne 4 les infos Gaza ; chaîne 5 : reportage d’un vulcanologue ; chaîne 6 : des informations…Il est vingt heures 30 …bonsoir les petits ! Quand à internet : dans les cyber-cafés si vous n’avez pas votre passeport, pas d’internet ; on ne peut pas visualiser certain blogs ou commentaires, pas d’accès sur face de bouc…c’est ainsi, on ne choisit pas, on accepte.Point.Mais par-dessus tout cela, comme disait G.becaud ,il  y a tellement de gentillesse chez les iraniens que les petits inconvénients sont  bien vite effacés

Téhéran, capitale de 8 millions d’hab. N’est pas une ville de grands  buildings mais les grandes avenues sont interminables… elle s’étale de tout son long. Ville résolument moderne, a tout point de vue : les avenues, larges ,souvent arborées avec des trottoirs confortables, l’espace pour les piétons n’a pas été négligé , les bâtiments  sont ceux des grandes capitales , cossus  et solides sans être  staliniens, les  parcs nombreux sont particulièrement soignés et les jardiniers entretiennent avec soin des pelouses ou les enfants jouent au ballon et puis….le côté oriental avec son bazar, ses mosquées, ses monuments et musées…et, ses habitants : dès l’ouverture du plan, deux ou trois personnes sont déjà à côté de vous et cherche à vous aider… Regardant un restaurateur préparant des fallafels, celui-ci m’en fait déguster un... beaucoup d’attention et d’intentions.

Visite de Téhéran :j’ai commencé par mon lieu de prédilection : le bazar, le grand bazar, Bazar-e-Bozorg  ,les photos ou l’on voit les femmes en tchador noir n’est plus d’actualité .Certes , il y en a encore pas mal, mais l’évolution est visible surtout chez les jeunes qui n’hésitent pas à se maquiller et se promener tête nue, cheveux décolorés…L’animation du bazar, ville dans la ville, est frénétique et certaines ruelles sont plus animés que d’autres. J’ai regretté que les caravansérails ne soient pas mis en valeur comme à Zanjān, et leur beauté est gâchée par des marchands  ne voyant que leurs intérêts commerciaux et non la valeur du patrimoine. Le bazar a poussé d’une manière anarchique, mais les allées sont regroupées par activité et réservées à  un métier. L’allée des bijoutiers est certainement un des plus belles, mais  les allées des petits métiers d’antan, comme les ferblantiers ou les graveurs sur cuivre ont aussi beaucoup de charme ; Au milieu de ce bazar, une superbe mosquée ; Imam Khomeini  mosquée, Elle ressemble étrangement à la mosquée de Qazvin, datant de la même époque, même cour avec les niches-chapelles, même minarets face à l’entrée de la mosquée et magnifique bassin au milieu de la cour donnant un peu de fraîcheur dans cette journée éclatante de soleil. Les céramiques, bleues et vertes, les inscriptions  avec ces lettres arrondies, naviguant sur des lignes à peine dessinées sont destinées  à nous faire rêver devant tant d’élégance .La Mosquée du vendredi  fait aussi partie du bazar, mais du bazar -e-lafashha. Dernier mot sur ce bazar de Téhéran : la puissance du syndicat des commerçants, est un facteur et, dans la vie commerciale mais surtout dans la vie politique…de la nation. Aucune  des superbes mosquées dans tout Téhéran, ne peut supplanter la grande mosquée séminaire Sepahsala avec ses minarets richement décorés, ses céramiques multicolores et ses dessins dans l'art islamique.(voir diaporama) Dommage qu’elle soit enclaver dans un carrefour d’avenues et sa façade et ses minarets sont cachés.D’ailleurs les mosquées du centre-ville n’ont pas de parvis, ni de cour et font partie d’un ensemble  d’immeubles Dommage !! Monument incontournable : la tour Azadi ; Elle est récente, puisque datant de 1971 et marque l’entrée de la ville. Elle commémorait le 2500 ième anniversaire de l’empire perse, et le Shah était à l’origine du projet .  Elle mesure 45m de haut et elle est entièrement recouverte de plaques de marbre blanc. Le monument est grandiose et le design se veut moderne et son nom a été changé à la révolution : il veut dire : liberté. C’est vraiment le grand monument, l’arc de triomphe de téheran…Les beaux musées occupent une place importante dans le tourisme de cette ville ; on ne peut pas rendre visite à tous, mais celui qui m’a séduit est celui des joyaux de la couronne. Tout le faste de la royauté des Pahlavi est réuni dans ce musée…si bien gardé ! De la couronne avec  ses 3000 diamants, ses émeraudes, ses saphirs à la ceinture royale en or, tout n’est que richesse démesurée. Oui, dans la démesure l’immense parc résidentiel du dernier Shah , Sa’d Abad, avec ses palais, son parc…ce qui l’aurait couper de la réalité et valut la perte de son trône .Il y aurait beaucoup à dire sur Téhéran, cette ville tentaculaire, en pleine évolution ; un ville moderne au nord avance vers la montagne, des parcs, des avenues, des immeubles  aux façades résolument modernes tout bouge à Téhéran….même la terre !!!

 

 

 

 

plafond du caravansérail dans le bazar-e-bozorg

Située dans le bazar, la mosquée de l'Imam Khomeini,côté ouest,c'est la porte d'entrée(sortie) des fidèles dans (de) la cour .

mosquée Imam Khomeini

décor sur la façade en centre ville sur le mur de l'ancienne citadelle, entrée du métro station Khomeiny

les femmes en tchador noir sont moins nombreuses mais restent toujours groupées !!