ENFIN...photo de la famille Hafez . Le père est sourd-muet, mais cela ne pose aucun problème

Abhar: mausolée de l'Imam

Abhar...rond-point à la mémoire de l'Iman Khomeiny

tombe du sultan mohamed à Soltanieh

le partage du pain, appelé ; Nan, pain plat long d'une soixantaine de centimètres et...délicieux chaud

IRAN 3  de ZANJAN  à  QAZVIN

L’amie Pierrette m’avait parlé de l’hospitalité iranienne et j’ai toujours pensé que ses dires étaient grossis par l’amour qu’elle porte à ce pays ; Aujourd’hui  j’en ai fait l’expérience et des concours de circonstances incroyables ont fait de ces journées, de  quoi  alimenté les discussions autour du thème de la réception dans une famille. En quittant Zanjān, je repasse devant la Tombe de Seyed Ibrahim et embrasée  par les rayons matinaux du soleil, elle parait encore plus illuminée avec ses faïences vernissées. Une sortie de ville qui n’en finit pas, mène ensuite dans la campagne ou alternent les vergers, les cultures maraîchères et les champs de blé dont certains sont déjà labourés, autrement dit je passe de la couleur verte, au jaune paille et au marron. Brusquement c’est le désert …un sol sec et aride, un sol qui n’admet aucune culture, paysage à la fois beau et stressant avec en fond, la présence de montagnes  ocres. A quelques kilomètres de Soltanieh j’aperçois un magnifique dôme bleu se détachant au-dessus du village. Plus j’avance, plus la vision  se transforme en émerveillement. J’arrive devant la porte de l’édifice : Ce tombeau rappelant à la population la mémoire du Sultan Mohamed, par sa hauteur, sa  forme sextagonale, les ouvertures ogivales du dernier étage et ses six minarets, est en rénovation, mais l’ensemble est bien conservé. Quatre jeunes gens participent à la visite avec moi, et nous nous retrouvons autour du thé, symbole d’amitié .L’un d’eux va acheter du pain à peine sorti du four, le nan, et nous le partage…un autre signe de fraternité.  Des symboles qui s’appliquent dans le monde mais qui prennent une saveur particulière ici. Après le village de Salen Gahl’e, l’eau apporte dans cette vallée toute sa richesse et ses bienfaits enrichissent  les champs de pomme de terre, de tomates et haricots qui occupent tous les terrains cultivés. Abondance de vergers et je me régale de pêches et de pommes. Un agriculteur, avec son fils m’invite à prendre repas avec eux, des déjeuners toujours   simples : tomates, concombres et pain, quelques fois agrémentés de fromage de brebis. Les coups de klaxons sont toujours aussi  nombreux et pour répondre à ce signe amical, je lève mon bâton de marche, ce qui a pour effet un renouvellement intensif  de la trompe d’avertissement. La ville de Khoramdarel a du échappée à son destin : les avenues sont démesurées et les plates-bandes séparant les voies ont un gazon vert, et les ronds-points avec les monuments ont été créés pour recevoir des centaines d’automobilistes .Echappée à son destin sûrement, mais pas perdu pour tous car la ville suivante, à quelques kilomètres : Abhar a su tirer profit de ces travaux de voieries. L’avenue  est bordée d’arbres, et  assis à l’ombre de l’un d’eux Nader fait sa sieste.Il va m’accompagner et me faire visiter sa ville, comme un guide touristique : le tombeau Zeid ol Kabir ; Il s’agit de la tombe d’un roi local du XVI siècle, dont le dôme de  forme  conique est tapissé de superbes faïences de toutes des couleurs et disposées géométriquement donnant du relief à l’ensemble. Une tombe commémorant un Imam a un dôme colorié avec des losanges ou les couleurs blanche et ocre dominent, les côtés des losanges étant de couleur marron ; A la sortie de la ville un étonnant monument à la gloire de l’Imam Khomeiny, sa silhouette est découpée dans un mur de pierres. Ce soir-là, un garagiste me propose son bureau comme hébergement…et vers 21h revient avec deux repas : brochettes de poulet et riz arrosé de coca-cola…La route après Abhar traverse une mer de vignes : des raisins blancs en particulier, à petits grains…mais savoureux et juteux .Les usines, les fabriques variées, allant du textile au tapis, de la mécanique à l’électronique sont installées le long de cette route qui mène à Qazvin .A quelques kilomètres de Takestan, un homme en moto s’arrête à mes côtés.Nous nous asseyons à l’ombre d’un arbre, puis il téléphone à son fils qui parle anglais  :il souhaite m’inviter chez lui pour  prendre un repas . J’enfourche la moto et il me conduit chez lui .C’est une vaste cour de ferme avec des étables closes. Sa demeure est à l’entrée de la propriété. Mnoocher ouvre la porte de sa demeure et je tombe sur une très grande pièce avec tapis au sol, et dans un coin une kitchenette .Peu de meuble, de la sobriété mettant en valeur la beauté des tapis. Son Fils ,Hadi, arrive peu de temps après, et pendant que le père prépare le repas , je vais faire un peu plus connaissance avec cette famille. Le père était fermier et possédait plus de trente vaches en plus des cultures. Pourquoi, comment ? Aujourd’hui il ne reste rien de l’élevage et son père, à soixante ans ne travaille plus et vit de ses rentes. Lui, Hadi, est ingénieur et responsable dans une usine Rail Industries. Il se déplace dans les pays étrangers, en particulier en Corée du sud. Nous prenons notre déjeuner et vers seize heures , prenant mon bâton je quitte Mnoocher et son fils Hadi avec une émotion sincère. Le soir ma tente trouve un terrain plat, au milieu des vignes. Le propriétaire cherchant les plus belles grappes de raisin afin de me montrer que sa production était de belle qualité .J’ai repris ma route et comme d’habitude, au coup de klaxon, je lève mon bâton…mais là la voiture s’arrête : Mnoocher et son neveu vont à Takestan…et il veut m’emmener !!Je n’y comprends plus rien, le neveu met le sac à dos dans le coffre de la voiture, Mnoocher me place sur le siège arrière…me voici embarquer dans une aventure…bien agréable. Nous arrivons dans le quartier résidentiel ou les villas avec des jardinets, sont cachées par de hauts portails. Halte devant une grosse maison : Nous arrivons...dans la maison de Mnoocher et son fils est là ; Je dois dire que je ne m’y attendais pas, lui non plus et c’est avec joie et tapes dans le dos que nous nous retrouvons ; trois escaliers pour  pénétrer dans  la maison: une immense salle de 80m2 ou au sol de superbes tapis donne un confort précieux ; Il m’explique que si certains ,dont les 3 identiques,  sont mécaniques celui de couleur bleu est artisanal et il a fallu 4 ans pour sa fabrication. Un coin de la pièce est réservé à la salle à manger, mais les espaces de vie sont autour de plusieurs salons. Une cuisine ,juxtapose cet ensemble, une cuisine  comme chez nous, avec l’électroménager nécessaire et, petit plus, la présence d’un semaver, permettant d’avoir un thé chaud en permanence et d’offrir au visiteur inattendu  un verre de ce breuvage national.la présence d’une parente, nous servant en permanence, permet à Hadi de rester avec nous. Un jardin d’hiver abritant palmiers et végétation tropicale est visible des salons et de la cuisine, donnant de l’exotisme dans la maison. Après le thé, des fruits nous sont servis...pommes, poires, raisins, et pêches. Hadi, qui m’avait demandé mon métier, a prévu une visite chez un ami, grossiste alimentaire ; Je suis agréablement surpris par la modernité et le marchandising du petit supermarché ou les rayons sont garnis et une présentation, tout à fait comme nos grandes surfaces …mais alors dans l’entrepôt…je tire mon chapeau au responsable pour s’y retrouver dans un tel fouillis !! Apéritif avec un coca-cola bien frais (de retour j’ajouterai au coca la potion pour boire un vrai apéro …)de retour à la maison  je deviens un peu la Star du coin…les amis affluent, les voisins viennent voir, les parents arrivent. Au repas, c’est l’abondance : soupe aux herbes, cuisses de poulet, riz safrané, crudités, tomates, yaourt, et pour dessert toute la panoplie des fruits…et il n’est pas question de partir de suite. D’ailleurs les petits enfants vont faire une démonstration de danses iraniennes ; Atena, dix ans va réaliser une danse du ventre étourdissante, au rythme d’une musique endiablée !!Ambiance…Une réception pour un hôte de marque ! Après un dîner copieux,  je vais dormir sur les beaux tapis  et  partir que le lendemain pour Qazvin. Mémorable journée !!

Les mêmes questions me sont posées par les personnes curieuses de me voir à pieds (pieda  o mashallah !)1/de quel pays es-tu ? 2 /D’où viens-tu et ou vas-tu ? 3/ ton nom  4/comment trouves-tu l’Iran ? Personnellement, si j’ai rencontré des voyageurs étrangers, bien souvent ils se déplacent en bus et une fois j’ai aperçu des cyclistes…mais cela s’explique, lorsqu’on travaille…le temps, ce maudit temps : toujours en train de courir après !!

Qazvin est une ville de 342.000 hab., ancienne capitale de la perse au XVI siècle. Elle a donc  gardée toute la splendeur que le Shah avait voulue lui donner. C’est en particulier par les sublimes portes d’entrée de la ville, des portes décorées et majestueuses qu’elles se situent au nord –Darb-e-Koushk ou au sud-Aliqapou portal-, elles impressionnent par leur grandeur et leur beauté. Jame Atiq est une mosquée faisant référence dans la ville : c’est de ses minarets que les appels à la prière sont diffusé s. Une porte imposante clôture un ensemble de jardins devant l’entrée de la mosquée .On y pénètre comme dans une forteresse, par un couloir de garde, et en atteignant la cour on est saisi par l’ensemble architectural. Un portique avec deux minarets, comme toujours merveilleusement décorés avec des faïences, fait face à l’entrée de la mosquée dont le dôme vert resplendit au soleil. S’arrêter dans ce au lieu de la religion, observer les fidèles et les imans arrivant, enregistrer les différentes  couleurs des céramiques, prendre du temps au temps c’est aussi cela la route de la soie !!Monument incontournable à Qazvin : le caravansérail, l’un des plus beaux, sinon le plus beaux de L’Iran. Entièrement rénové, ses entrées multiples, avec des portes cloutées en bronze, remises en état, ses murs qui ont subi une restauration complète –et  le lifting est réussi- ce caravansérail possède  des cours ou les bassins apportent la fraîcheur dans une journée chargée de soleil.  Les pierres apparentes sont mises en valeur par un éclairage judicieux et les rayons de Phébus peuvent pénétrer par des puits de lumière aux plafonds. Les échoppes qui couraient le long des galeries sont occupées aujourd’hui par des bureaux .Il est immense : c’est une petite ville dans la ville. Enfin, ce caravansérail débouche sur l’inévitable bazar. Certainement moins typique, il est fascinant par son activité et les femmes en tchador noir sont encore majoritaires. Qazvin est la ville du tourisme ou les départs pour Alamout vallée  et le château des assassins sont organisés .D’après ce que m’a expliqué Hadi, ce château serait l’œuvre d’un homme, Hassan, se prenant pour un Dieu, ou comme l’envoyé de Dieu et n’est pas sansrappeler notre Castellane !!                    

Téheran dans quelques jours, mais c’est une autre histoire…

porte nord de Qazvin : dard-e-Koushk

croisée des chemins sous une coupole dans le caravansérail Sara-ye-vazir

Qazvin :entrée de la mosquée Jame Atiq

Qazvin : les minarets de la mosquée Jame atiq font face à l'entrée de la mosquée

Sabid sales tombe

porte d entree de Shabib Sales Tomb