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entrée à Edirne par le pont de pierre, avec les minarets en vue..

la tente montée avec le propriétaire du terrain, qui se fait un plaisir de prendre la photo;

premier village après la frontière...passage obligé sous le portique

Les camions attendent sur une file de plus de cinq kilomètres un passage frontalier pour entrer en bulgarie

 

LA TURQUIE

20 MAI, 17 heures. Après avoir fait le parcours du combattant pour passer la frontière Bulgare, c’est un boulevard qui permet de se rendre à l’un des dix postes ouvert, pour franchir la frontière turque. Les postes sont long d’une dizaine de mètres, et vous passez  d’abord au contrôle de police, puis trois mètres plus loin, un poste pour l’enregistrement  de votre passeport et enfin la douane ; tous les postes sont sur une même ligne et je suis passé en trois minutes. Changement radical avec le pays européen, c’est une route à 4 voies qui me mène jusqu’à Edirne. Une mosquée, située juste après le poste frontière nous rappelle que nous arrivons en terre musulmane…sûrement en parallèle avec Haskovo ou un clocher avait été construit pour dire que la porte de la chrétienté s’ouvrait au monde occidental à cet endroit. Une file importante de camion est en attente pour franchir la frontière bulgare.je m’amuse à les compter : ils sont 188. Certains chauffeurs me font des signes amicaux, et me propose le verre traditionnel de thé. Je trouve une place, pour ma tente, dans une belle pinède à quatre kilomètres d’Edirne. Le propriétaire ne tarde pas à venir…et me souhaite la bienvenue. Il  m’a vu arriver à pied .Il est très sympathique et il m’aide à monter la tente…Il aurait bien voulu l’essayer mais…

Le lendemain, avant d’arriver à la ville, un petit village s’offre à ma vue. Je reconnais bien là le portique qui définit l’entrée et donne au passant le nom de ce village…Et le drapeau turc, rouge sang qui flotte un peu partout : sur des maisons ,sur les commerces, sur les abris-bus, sur les lieux publics…Comme dans toutes les grandes villes de Turquie, sur la plaque signalétique, en dessous du nom il est indiqué le nombre d’habitants ; Pour  Edirne ils sont 150.260 .Pour arriver dans Edirne je passe sur un vieux pont, le pont de Michel Paléologue, et chanceux que je suis, seul  les piétons peuvent l’emprunter. Est-ce pour mon arrivée tous ces muezzins qui appellent à la prière, non !mais quelle cacophonie ! Les uns et les autres n’ont pas encore trouvé le moyen de communiquer en même temps. Je ne sais si le fidèle peut comprendre ce qui est dit.

La visite d’Edirne se base surtout sur les mosquées, et Dieu sait – si je puis m’exprimer ainsi- s’il y en a. D’abord la Mosquée Selimiye : Elle est érigée sur une petite colline. Elle mérite une admiration particulière : la taille de la coupole, hauteur de 43m et un diamètre de plus de 31m, qui repose sur huit piliers, dépasse celle de la basilique Ste Sophie d’Istanbul. Comment l’architecte a pu résoudre ce problème complexe, d’une aussi grande coupole  suspendue dans les airs ? C’est l’architecte  Sinan qui signe là, sa plus grande œuvre à l’âge de 80 ans. Donc, pas de soucis nous avons encore quelques belles années devant nous pour réaliser des chefs-d’œuvre !Autre détail intéressant :ce grand architecte ottoman est issu d’une famille chrétienne : comme quoi à l’époque  les grands sultans jugeaient les personnes sur leurs capacités et non sur quelques autres critères… La fontaine aux ablutions est située en son milieu, elle est en marbre ;Ce lieu de prières se visite et la présence de tapis par terre, montre bien que les fidèles la fréquentent assidûment. Le minbar (la chaire ou l’imam prononce son sermon) est en marbre blanc. Les quatre minarets ont une hauteur de 84 mètres. Ce n’est pas seulement la mosquée, par elle-même, mais c’est le complexe qui gravite autour : deux medersas, dont l’une active enseigne les cours de l’école élémentaire, l’autre transformée en musée, et  surtout un marché couvert qui se trouve le long de la façade extérieure de la cour. Autre  grande mosquée : Sérefeli Cami est construite sur une petite hauteur et elle dispose d’un dôme central très coloré et de majestueuses colonnes qui le soutiennent. L’un de ses quatre minarets a trois balcons et particularité trois escaliers différents ont été créés pour accéder à ces  balcons. Bien sûr je suis allé voir le caravansérail de Rustem Pacha ; J’ai donc  appris que ce noble était le grand vizir de Soliman le Magnifique. Aujourd’hui c’est un superbe hôtel qui accueille les caravaniers d’un soir. Je n’ai pas résisté à parcourir le bazar et le marché Semiz Ali Pacha : un festival de couleurs et d’odeurs, là on s’aperçoit que la ville est  agricole ; fruits avec des fraises et des cerises, des légumes avec les salades, les oignons et les poivrons et les fleurs avec des roses rouges éclatantes. Enfin la rue principale ; une rue piétonne avec des commerces modernes : téléphonie, musique, habillement, chaussures mais c’est le Royaume incontesté du kebab, pour 0,60€ vous avez un kebab et un pot d’ayran, ce délicieux yaourt liquide. Dans les vieux quartiers quelques maisons en bois, de la période ottomane, sont conservées pour les touristes

Erdine est à 250 kms d’Istanbul. Fait remarquable aujourd’hui il a fait beau toute la journée et même presque chaud ! Je ne sais qu’elle route prendre : la logique voudrait que je me dirige sur Corlu, mais les petites routes et les petits villages me tentent un peu plus. Ainsi je rejoindrai  Istanbul par la côte passant par Tekirdag et Silivri .N’importe comment cela sera toujours la route de la soie !

 

 

mosquée de Selimiye, l'une des plus belle de turquie

dans la mosquée le minbar, d'ou l'imam fait ses sermons, en marbre blanc

l'intérieur de la mosquée

le marché Semiz Ali Pacha , dans la cœur de la ville

la rue piétonne, avec quelques maisons en bois de l'époque ottomane.

Une tenue coutumière turque : foulard coloré sur la tête et jupe bouffante serrée à la cheville