sur le marché difficile de prendre ces dames coquettes, en photo!

.Voici le poste de frontière bulgare pour l'entrée en turquie....voir la différence avec l'entrée turque!

ce clocher pour symboliser la chrétienté aux portes de l'occident

ces logements d'un autre monde...à haskovo

 

BULGARIE 3  De Plovdiv à la Frontière

 

Cinq jours, cinq jours de beau temps le matin, avec un soleil resplendissant, cinq jours de pluies et d’orages l’après-midi .Une halte forcée de plus de deux heures au village de Jabalkovo, un orage d’une rare violence, avec des pluies diluviennes, m’a permis de rencontrer les villageois dans le café-bar-épicerie-salle de réunion, le lieu de rendez-vous de ceux qui non rien à faire ! Mais le mauvais temps n’empêche pas d’avancer, mon seul souci étant le séchage de la tente …avant la prochaine averse. Mais la plupart du temps, la chance est avec moi et trouve presque toujours un abri solide pour la nuit. La première petite ville traversée se nomme Parvomaj .Spécialité : le tabac ; l’usine est  imposante et va du séchage au conditionnement .Dans ces villes de moyenne importance, je remarque que l’activité industrielle n’est pas proportionnelle au nombre d’habitants. Ici, on trouve également une usine de textile, une grosse entreprise spécialisée dans la fabrication des éléments en béton pour les travaux publics, une usine de transformation des raccords et tuyaux en PVC. Chaque usine a son gardien à l’entrée, moyen d’essayer de prendre un contact, je dis bien essayer ! mais cela se termine toujours par l’offre d’un café et sont  intrigués par mon sac à dos. Les villages suivants, sont agricoles, la route est défoncée…bref à part le calme et la verdure, si ce n’est…ces chevaux tirant des chariots avec des propriétaires toujours souriants qui vous interpellent.D'ailleurs je vous présenterai en photo, un homme souriant, sûrement un gros travailleur. Ce sont ses mains qui m'ont emu. Je suis allé avec lui au bar  du village deSkobelevo et je lui ai offert un café...qu'il a voulu arrosé! Il s'appelle Petar, sûrement Pierre chez nous.(clin d'oeil à mon ami Peter) Un matin, avant de prendre mon café au bar du village de Skobelevo, un rassemblement à lieu sur la placette .Ce sont des ouvrières agricoles qui vont ramasser des choux verts. Elles sont une dizaine et à ma surprise, je les vois toutes entrer dans une fourgonnette, se tasser les unes sur les autres…mais en riant ! Les cigognes sont là avec les cigogneaux, chaque nid à son petit .J’arrive à Haskovo, une ville de plus de quatre-vingt mille habitants. Pour son entrée, c’est une très belle avenue à double voie, séparée en son milieu par les rosiers rouges magnifiques qui vous laisse penser à une ville prospère. Désenchantement dès le premier boulevard passé, les immeubles sont dans un état pitoyable, un état de délabrement mais pleins d’antennes paraboliques ; Et les immeubles se comptent par dizaines. Par contre le centre-ville est en pleine réfection : la place centrale devant la mairie est en chantier, mais les rues piétonnes sont très belles et animées.  La grande fierté de la ville est le monument de la vierge Marie. La statue la plus haute au monde avec l’infant est dressée avec « respect, amour et reconnaissance pour la Vierge »La hauteur du monument est de 32,8 m et l’on jouit d’une vue panoramique sur la ville entière. Pas très loin le clocher de Haskovo, construit à l’aide de donation, avec ses huit cloches, rappelle qu’il est une porte symbolique vers la chrétienté européenne. Sur le petit marché les femmes ont des foulards aux couleurs vives et représentant des bouquets de fleurs…elles sont coquettes mais discrète et pour prendre une photo, ce n’est toujours pas facile !!Pour se rendre à Harmanli, prochaine étape, je n’ai pas le choix : une seule route, la fameuse E80, celle qui dessert la Turquie à la Bulgarie, celle qui accepte tous les jours, même le dimanche les semi-remorques de plus en plus long, celle où il faut marcher avec grande prudence, sur un bas-côté parfois étroit. Harmanli est une petite ville d’une quinzaine de mille âmes. Une ville en longueur et…dans le boulevard principal, toujours des rosiers rouges. La Bulgarie, vers le village de Gabrovo, a une vallée appelée vallée des roses. Les producteurs sont les principaux fournisseurs des parfumeries de Grasse…mais loin de la route de la soie je ne vois que les photos dans une agence de voyage. Cette ville me fait penser à la période communiste : de grandes avenues, une place devant la mairie démesurée, un parc de loisirs immense, des bâtiments casernes et une vie qui a l’air bien terne. Dernière ville, à treize kilomètres de la frontière, Svilengrad  est une ville agricole. Les maraichers ont des champs de salade, de choux, et sous serre des fraises. Ville active, les chauffeurs des poids lourds s’arrêtent pour faire des emplettes avant de rejoindre la Turquie. Ils achètent surtout de la bière et des alcools, car comme on le sait la religion musulmane interdit les boissons alcoolisées, et il est difficile d’en trouver dans leur pays ; La route N°8 est toujours dans le même état et elle le restera encore, puisque la construction d’une autoroute se réalise de la frontière jusqu’à Sofia.D’ailleurs cette route est payante puisqu’il faut acheter une vignette pour pouvoir y circuler ! Le dernier village se nomme Kapitan Andreevo.Village ? Non, tout juste pour donner un nom au lieu du poste frontière. Une frontière …j’ai des difficultés à pied pour trouver le bon chemin : des travaux très important sont en train de se réaliser. A l’heure actuelle, il faut passer d’abord à un poste de police…une seule voie. Après avoir effectué ce contrôle il faut se rendre à un autre poste, à deux voies pour un contrôle immigration et l’apposition du tampon de sortie, enfin à cent mètres un dernier contrôle douanier, très détendu. Donc pour sortir de la Bulgarie, je n’ai eu aucun problème. Je souhaite seulement que les travaux entrepris, soient mené avec vivacité, car en ce moment c’est la panique totale !

 

Que penser de la Bulgarie ? je suis pris entre deux réflexions : C’est un pays superbe dans sa campagne, des forêts, de la verdure, c’est un pays qui entretient son passé et son histoire, à travers ses monastères, ses monuments dans les villes, c’est un pays dont les habitants sont fiers(  il n’y a qu’à voir le nombre de drapeaux qui flottent sur les habitations) Mais cette Bulgarie à un tel effort à fournir pour l’entretien des routes, pour l’amélioration de l’habitat ,en particulier la réfection des immeubles dans les villes de moyenne importance ,qu’il faudra attendre encore une décennie pour qu’un changement soit visible. Cependant, le côté positif, est la présence d’usine dans les petites villes qui profitent d’une main d’œuvre à bon marché certes, ces usines ( et je pense à Optix, Bultex, Tabacco …) permettent aux locaux de vivre dans leur pays.J’apercois les postes frontaliers Turcs et là c’est une autre histoire…

 

 

 

 

 

Voici Petar,sur son chariot, un homme simple qui voulait le contact ; et le courant est bien passé...

ce sont ses mains qui m'ont ému

après le café arrosé, tout va mieux.Le fouet à la main ça repart..