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intérieur de l'église du monastère

Le moine et le fidèle...

monastère de Backovski, photo prise du balcon de la chambre attribuée

village perché d'oboriste...le temps n'est pas beau et il va pleuvoir quelques minutes après avoir pris la photo

Anton, sa femme et sa belle-mère ,tous sourire aux lèvres!

BULGARIE 2  DE SOFIA à PLOVDIV

Avant de quitter Sofia, mon hôte me raconte pourquoi la Bulgarie est si jolie : Dieu convoqua tous les chefs de la terre pour faire le partage des lieux. Le chef bulgare est arrivé bien en retard. Dieu était ennuyé et ne savait comment faire, la distribution de toute la terre était terminée. Alors, dans sa grande bonté, il prit un morceau de paradis et le donna au chef bulgare.

Au sortir de Sofia j’emprunte la route nationale 8 jusqu’à Vakarel.Il n’est pas rare de voir au bord de cette voie à grande circulation, des stèles ou simplement des photos fleuries pour honorer les disparus dans un accident . Je suis impressionné par le nombre d’usines à l’abandon, toitures à l’air libre, et des constructions destinées au logement non terminées et abandonnées. Quittant cette nationale, à la circulation intense, je prends une route secondaire devant me mener à Panagjuriste, un gros bourg en altitude. La route est agréable, des bois d’hêtres et de sapins se partagent monts et vallons. Sur le côté gauche, j’aperçois les monts du Naroda enneigés. Cette route locale est un nid de poules permanent, mais suis surpris de voir  des Mercedes berlines et coupés, et de grosses voitures noires aux vitres teintées alors que la circulation n’est pas importante. Puis, au milieu de cette modernité, apparaissent, tirés par des chevaux deux chariots transportant les membres d’une famille ; Ils reviennent du marché de Peibrene, village à trois kilomètres .Bien sûr une halte s’impose. Présentation : Georgi, sa femme et ses deux enfants (très intrigués) puis dans l’autre chariot Anton, sa femme et…sa belle-mère. Ils rentrent à la ferme où ils vivent en famille à environ deux kilomètres. Ils possèdent un tracteur, 15 vaches et des moutons, font des fromages et cultivent du blé et…je n’ai pas compris le reste ! Ils me donnent un petit fromage genre fêta, hélas je n’ai rien à leur donner ! J’ai  le regret  de n’avoir pu les accompagner plus loin .Peibrene, village animé, ou me semble-t-il, une dispute vient d’avoir lieu entre deux familles! Mon arrivée, faisant diversion, les esprits se calment. Je me rends au seul bar du village pour mon café et suis suivi par quelques curieux  et surtout curieuses!! Je deviens l’attraction. Après une ou deux photos, je pars ne tenant pas à rester ici, surtout que je ne comprends rien à leurs élucubrations. C’est comme pour la route : soit pas d’indication, soit écrit en cyrillique (mais là je commence à comprendre…) La route vers Panagjurite n’est qu’un morceau de paradis –sans Adam ni Eve-mais avec des fontaines tous les cinq kilomètres et de magnifiques forêts .Je côtoie des petits villages accrochés sur les flancs des collines, Oboriste, Belica, Krasnova, villages ou bien souvent je passe sans rencontrer âme qui vive !  Deux hommes en voiture me font signe. Ils veulent me prendre. De la tête je dis non, mais le non en Bulgarie veut dire oui ! L’affaire se complique, surtout qu’ils ne m’apparaissent pas sympathiques. Finalement de la main je fais signe : non. Ils repartent sur les chapeaux de roues, pas très contents. Pourquoi ? Panagjuriste est un gros bourg, dont l’activité la plus importante doit être l’optique. Devant la grande façade de l’usine, Opticoelektron, un parking contient plus de deux cent voitures (mais pas de  Mercedes ou autres…) J’arrive à comprendre sur la plaque à l’entrée de l’usine les mots de : laser, optoélectronique et caméra. Un peu plus loin une autre usine Optix, son nom ne permet aucun doute. Cette ville, en longueur, a une autre activité : le textile ; Ryton doit-être un groupe important car l’usine occupe un terrain conséquent et à côté un nom bien connu de chez nous Bultex .Enfin à la sortie, sur la route de Plovdiv, une usine Asarel ,qui traite le cuivre, doit être  au vue de la publicité investie, localement bien représentée. Que d’activités pour cette bourgade, j’en suis resté bouche bée. Le temps ne s’arrange pas et subi mon troisième orage !Beau le matin jusqu'à 15 heures et après...boum! Dur,dur ,pour dormir sous abri, mais à tout problème il y a une solution, et Dieu merci tout se passe pas mal.

Avant de me rendre à Plovdiv, je bifurque ma route pour Asenovgrad. A quelques kilomètres, le deuxième plus beau et grand  monastère de Bulgarie, Backovski, après celui de Rila mérite une visite…et je ne suis pas déçu : les gorges de la rivière Cepelarska , avec ses tilleuls et acacias odorants ,mène au petit village de Bachkovo. L’abbaye n’est pas loin, mais il faut d’abord passer devant les marchands du temple, proposant faïence, miel, icones, produits locaux. L’entrée du monastère n’est pas grande, par contre en pénétrant dans la cour tout semble imposant : Le séquoia, (planté en 1944 mesure plus de soixante mètres,) le bâtiment en rectangle (demeures des moines, réfectoires, bibliothèque, petit musée et chambres d’hôtes) et l’église (datant de 1604 avec ses fresques). Des moines sont présents pour renseigner et aider les fidèles. Je m’adresse à l’un d’eux et obtiens la permission d’avoir une chambre pour ce soir. Ce n’est pas une chambre de moine mais une véritable chambre d’hôtel : confortable, un trois étoiles avec vue sur les gorges...et ,comme d'habitude le soir orage! J’en profite pour faire une visite approfondie : la propreté, la beauté des menuiseries, la vue superbe sur l’église de tous les balcons ne peuvent que vous donnez une impression d’irréalisme. La cour, faite de gros pavés de pierre, certainement d’origine, donne des frayeurs aux dames portant talons hauts ; Une autre petite église, Nikolaï, dans une autre cour, a des peintures murales extraordinaires : on y reste de longues minutes pour contempler et déchiffrer le message qui s’adresse aux fidèles. Tout est beau à l’extrême. Le plus : lorsque je pars le matin à sept heures, les chants des moines résonnent dans cette superbe église, aux lustres imposants et ou les cierges diffusent une lumière harmonieuse.

Voici le 14 mai et j’arrive à Plovdiv, la deuxième ville de Bulgarie. Avec ses trois cent mille âmes, elle se compose de deux parties : La vieille ville sur la colline avec ses rues pavées et ses maisons d’époque ottomane et la ville nouvelle et moderne dans la partie basse. Plovdiv abrite des vestiges romains datant de l’époque où elle était la ville la plus riche de Thrace : Le théâtre romain, au flan de la colline, ne fut découvert qu’en 1970. D’après la pancarte à l’entrée je peux lire que c’est un glissement de terrain qui a permis de le trouver. Depuis il a été remis en état et des représentations y sont données l’été, et avec sa contenance de 7000 places accueille des festivals de renommée mondiale. Autre souvenir romain : l’Odéon, dans le centre ; des fouilles sont encore entreprises, mais sûrement que les fonds nécessaires ne sont pas encore arrivés ! La vieille ville déborde de demeures à encorbellements (style de l’époque ottomane) avec des façades peintes. Elles sont devenues des lieux d’exposition ou des musées .Des remparts, ne reste que la porte Hisar Kapia sur le versant est. Terminons notre visite par l’inévitable forteresse, totalement rasée mais la vue sur la ville entière est remarquable. Contraste avec la ville nouvelle, et sa zone piétonne débordant d’activité : magasins de vêtements, de chaussures se font une belle part, les grandes  enseignes sont présentes. Un va et vient incessant, un monde qui donne le tournis, une fourmilière humaine en marche,  et moi, et moi …Je m’étonnais de voir autant de jardiniers entrain de planter des fleurs dans les massifs de la ville, de voir dans la rue  des femmes balai à la main ramassant le moindre papier. Discussion à l’hostel le soir : le taux de chômage est de treize pour cent, mais en réalité il serait de quinze .Le chômeur, ayant quitté son emploi volontairement, perçoit une indemnité de 8 lev /jour, soit 4 euros !Le salaire minimum est de 300 lev (150 €) mais le salaire moyen est de 500€. Normalement la retraite se prend à soixante et trois ans pour les fonctionnaires, mais pour les autres… Pour la petite histoire j’ai cherché un coiffeur homme pour une coupe d’été, impossible d’en trouver un. Explication : les hommes vont chez les coiffeuses et pour trois euros j’ai eu droit à la coupe short !

148 kms me sépare de la Turquie. Le temps doit s’améliorer, moins d’orages et quelques fines pluies au cours de la journée. Une ville de moyenne importance sera sur mon chemin: Haskovo, 100 kms de la frontière turque. J’espère que l’édition de 2010 sur le passage frontalier ne sera pas de retour : je ne pouvais pas passer de la Grèce à la Turquie à pied .Mais, ici les relations diplomatiques entre les deux pays sont de bons rapports et il n’y devrait pas avoir de problème. Edirne sera la première grande ville en Turquie, à 30 kilomètres de la frontière. Après les églises et monastères orthodoxes place aux mosquées, de la monnaie bulgare, le lev,  place à la livre turque, de l’écriture cyrillique place à l’écriture alphabet latin ou arabe( !)………..et j’espère du temps nuageux et pluvieux place au soleil

Plovdiv :la seule porte d'entrée dans la vieille ville et le peu de remparts restant...

Plovdiv dans la vieille ville des maisons de l'époque ottomane et des rues pavées de grosses pierres rustiques.

le théâtre romain, bien restauré, ou sont données des représentations en période estivale

beau temps sur la ville moderne...il est 14 heures et du monde sur le boulevard Alexander

vie de tous les jours: le chef veille,personne ne relève la tête.Tous au travail...avant l'orage du soir!