En-tête

le président devant le batiment gouvernemental

chameaux en se rendant a Mary

le mausolée du sultan Sanjar

groupe de filles au mausolée

mosquée de Mary

sur le marche de Mary...vendeuse de melons et pastèques

trois jeunes Filles...

Turkmenistan

La frontiere iranienne est passée...Bonjour le Turkmenistan...de l'autre coté du pont , trois militaires m'attendent .Je présente le passeport au premier, qui le consulte, me serre la main et passe le document au second, qui le consulte, me serre la main .Le chef, me serre d'abord la main ,puis consulte le passeport....Un minibus arrive:je dois le prendre, le poste se trouve à deux kilometres et bien sur, il est interdit de s'y rendre à pied.La aussi, je suis le seul à passer la frontière. Un dollar m'est réclamé pour le transport. Au poste je suis immediatement pris en charge par deux militaires, mené dans un grand bureau, ou un jeune gradé étudie sérieusement mon passeport.Souriant, nous etablissons un document en double exemplaire: un document précisant que je suis possesseur d'un appareil photo, d'un téléphone portable, et d'une somme de 250 dollars et de 50 euros.Je signe le document. Je dois attendre et on me présente une chaise, la seule chaise, les deux militaires restant debout!! Vingt minutes plus tard deux femmes militaires opèrent la fouille du sac a dos. J'assiste au déballage, fait méthodiquement et proprement par des mains gantées ...Comme l'une des fermetures-eclair ne fonctionne pas très bien, elles n'arrivent pas à refermer le sac (mon voleur était plus expert !!). Je leur propose mon aide : sourire de tous !! Le préposé à l informatique arrive, mon passeport à la main, le document signé faisant rapport de mes biens, le document des femmes approuvé... nous attendons le banquier:il faut payer des frais d'entrée pour douze dollars . Un reçu est donné à l'informaticien. Il a tous les documents, il peut appuyer sur un bouton..l entrée est acceptée. Le passeport m'est remis avec beaucoup d'élégance :présenté de la main droite, la main gauche le désignant. Je peux sortir du bureau, accompagné par un militaire et peut prendre un minibus qui me sort de l'enclave sécurisée...je retrouve le désert laissé à Sarrakhs.
Il n'y a pas de bus, pas de minibus pour prendre la route de Mary .Je pars à pied...beacoup de poussière. Un voiture passe et s arréte .Le conducteur va vers Mary...mais comme il est habituel dans ce pays , nous négocions le prix du transport ! Il demande quarante dollars, je lui en propose vingt, fais mine de partir...il me double et s'arréte .Il accepte mon offre .170 kms de route ,non, pas de route, de chemin plein de nids de poule,  poussièreux ou ce pauvre conducteur a bien du mal à tenir les chevaux de sa voiture !!Des travaux sur la route sont en cours ,mais vu les moyens mis à la disposition des "batisseurs d'autoroute" le temps d'une route acceptable risque d'etre très lointain!..curieuse approche de la part des architectes, la route est prète, goudronnée...mais les ponts sont absents...donc, pendant deux cent mètres une voie à double sens, traverse les champs pour reprendre un cours normal, une voie chaotique dans la poussière et non préparée à recevoir camions et voitures ... secouez moi! secouez moi!! Nous serons arretés et controlés huit fois par la police, huit fois il m'a fallu présenter le passeport .Pays securisé au maximum !!Tout au long de la route, après le village de Hanhowuz, ce sont des champs de coton... perte de vue. Les ramasseuses , prenant les boules blanches, les déposent dans un grand sac qu'elles portent devant elles.Culture polluante, le coton est cueilli par ces femmes masquées qui iront vider les sacs dans de grandes cages en fer, tirées par des tracteurs...Plus loin je demande à mon compagnon de s'arréter: un troupeau d'une cinquantaine de chameaux de bactriane (ou frères!) est entrain de paitre dans un champ. Toujours curieux de voir ce quadrupéde. C'est grace à lui que les routes de la soie ont existé. Les traversées des déserts comme les hauts cols n'ont plus de secret pour cet infatigable porteur le lourdes charges.
Mary, ville du désert, ancienne Merv, ville étendue, ville qui abrite 126000 habitants. Les avenues sont larges comme des autoroutes, les batiments imposants sont espacés d'une centaine de mètres, laissant place à des jardins arborés ..ville méthode soviètique. Mary est une ville blanche, bleu et or : la mosquée est toute blanche , ses minarets sont bleus..Le grand bazar Maru-sahu-Jahan a des domes bleus, le rond-point avec ces personnages doreés a un dome bleu...Le théatre a un dome doré et bleu et fin du fin, les vitres sont bleutées, ...Les batiments gouvernementaux et municipaux sont blancs et les domes sont dorés..L'effigie du président est partout...sur le devant de la mosquée: il prie.. sur la façade du batiment régional, il travaille...  Au théatre, sa statue dorée, un livre a la main fait face à ce lieu de culture..le président - Gourbangouly Berdymoukhamedov est présent  partout, comme la police d'ailleurs!! Aux carrefours deux policiers sont en faction, devant les batiments officiels deux policiers sont présents...sans compter les rondes incessantes en ville.Très, très sécurisé !!Au Turkmenistan nous changeons de monnaie.C'est le manat qui s'échange au cours de 3,6 manats pour 1 euro. le cout de la vie est similaire à celui de l'Iran.Nous changeons d'heure..une demi-heure de plus ! je ne sais plus ou j'en suis! entre la turquie, deux changements, en Iran deux changements,ici encore changement...Vive l'heure  universelle!! Si le coton est l'une des principales ressources, l'autre est le gaz. Il est gratuit pour la population, gratuite aussi l'eau !!Derrière le grand bazar le marché agricole est un lieu de rencontre pour la population,et pour toutes les ethnies .Je peux admirer les costumes colorés de ces dames.Les robes droites aux couleurs vives, du vert au rouge, du violet au bleu , toutes avec force de galons,sont les principales  tenues. Sur ce marché,j'ai pu déguster des Fitchis: ce sont des genres de patés en croute, ronds, de vingt centimètres de diamètre, garnis de viande etd' oignons hachés. Cette gourmandise est servie avec un thé chaud.Les jeunes filles allant au lycee, portent de longues nattes noires et une robe de couleur verte.Leur téte est coiffée d' un beuruk, genre de calotte en coton ornée de différents motifs colorés.Les étudiants portent un classique pantalon noir et une chemise blanche. La cravate est de rigueur et le beuruk est aussi porté par les garçons.Les hommes ayant une barbe blanche sont rares et le type mongol est dominant..J'assiste EMERVEILLE à des mariages, effectués avec des costumes traditionnels...Pauvre mariée, devant porter en pleine chaleur une robe et un manteau rouges,avec moult dorures ou sont cousus divers bijoux et médaillons en laiton incrustés de pierres semi-précieuses... sans 'oublier, les grelots qui pendent au bas de la robe rouge en coton.C'est superbe (voir photo)..
Plusieurs bazars sont répartis dans la ville.Le bazar de Merev a un marché de fruits et légumes en son centre, mais le plus beau est celui de Maru-Jalu.C'est un ancien caravansérail qui a été détruit pour faire place à une construction moderne avec ses coupoles bleues:
Outre les batiments classiques, théatre, maison de la culture, mairie et maison de région qui sont de type stalinien,la mosquée d Usuf Kamadani présente un intéret particulier. Elle a été construite sur le mausolée d'un derviche. Elle est le plus important batiment religieu fréquenté par les fidèles de l'Islam. Elle est mise en valeur par sa couleur blanche et ses minarets bleus.A l'exterieur de la ville ,le mausolée du sultan Sanjar est majestueux.Dans le désert,au milieu d'un complexe qu'il domine ,ses briques encastrées de differentes façons permettent d'obtenir des variations de couleur et dessins géométriques .L'intérieur est dénudé et le tombeau en granit gris est posé sur une estrade formée d'un ensemble de pierres polies. La forteresse d'Abdullaklan Kala est liée au nom du fils de Tamerlan Chakhroukh. Elle était une de ses premières constructions. Quarante quatre tours de guet couronnaient la forteress;, les remparts qui l'entouraient , étaient protégés par des fossés immenses ,de trente mètres de large et huit mètres de profondeur. Ils étaient remplis d'eau. Les briques constituaient le matériau par excellence et elles étaient couvertes  de  boue séchée.C'était l'une des plus grande forteresses du monde oriental.La visite sommaire de cette ville aurait mérité d'autres attentions..
Au Turkmenistan le sourire n'est pas de rigueur: je suis allé me renseigner au comptoir des chemins de fer pour connaitre les horaires du train pour Turkmenabat, avant de me rendre à la frontière. La préposée, avec son uniforme blanc ,galonné de dorure, n'avait rien pour plaire:ni son physique (elle n'y est pour rien ) ni l'amabilite (elle y est pour beaucoup). Elle regarde avec dédain le papier, sur lequel j avais pris soin d' écrire ma demande, et, sans un mot me le rend en haussant les épaules ...d'un geste de la main elle me fait signe de partir. Quelle difference avec l'Iran!!Je conçois cependant que la période sovietique a laissé des sequelles qui seront difficilement transformables..Par contre, l'alcool et en particulier la vodka qui est un héritage des soviétiques ,est entretenu et conservé par les habitants du pays...je m'en suis aperçu un soir en demandant mon chemin à un homme. Son haleine sentait si fort la vodka que les vapeurs risquaient de m'enivrer!
Un mot sur la deuxième ville du Turkmenistan : Turkmenabat. Cette ville de 240.000 hab.est posée sur les rives de l'Amou daria. La rivière donne à la region son caractère agricole . Ville industrielle dans l'agro-alimentaire, cette ville a été susplantée par la capitale , alors que sa position au carrefour des routes de la soie lui donnait une position forte. Je n'ai pas eu le temps de faire la visite qui s'imposait, mais je n'ai pas voulu ignorer le caravansérail de Dayakhatin :Il se trouvait sur la route de Amoul a Khoresm et était le passage obligé des caravaniers. Important édifice qui permettait d'accueillir des caravanes entières: Les murs de la façade sont revétus de briques et on lui attribue une légende : une riche personne a soupçonné une femme d'infidélité. Offensé par la trahison imaginaire , le mari est parti de la maison dans les vétements d'un derviche pauvre. Pendant de longues années sa femme attendait son retour  et pour faciliter ses voyages dans le désert, elle  batit un grand et beau caravansérail. La brique était fabriquée à Merv et une chaine vivante de mains  , a permis la construction. Or, parmi les ouvriers il y avait son mari qui après un long vagabondage à travers le monde était revenu au pays...vous devinez la suite...
Demain nouveau passage de frontiere vers l' Ouzbekistan...
je veux dire merci a MERET, pour le prét, cette nuit de son ordinateur ,qui m'a permis de mettre le site à jour.

les manats...monnaie du turkmenistan

les etudiantes

c etait un mariage

les maries..tenue traditionnelle pour madame

la tenue traditionnelle de dos..de la mariee

le couple de maries avec les temoins

pour les amateurs et fans de moto...un beau side-car